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Thomas Voëckler
Photo – FFC – Patrick Pichon

Usant, tracé pour les puncheurs, le parcours de Chantonnay qui accueillera du 25 au 28 juin 2015, les championnats de France de cyclisme sur route, épreuve en ligne et contre-la-montre pour les dames, amateurs et pros, a été reconnu en grande pompe par le leader du cyclisme Vendéen, et de la formation Europcar, qui jouera une nouvelle fois à « domicile » fin juin, Thomas Voëckler… lequel a découvert en compagnie de Giovanni Bernaudeau, Bryan Naulleau et Perrig Quémeneur, le parcours 2015 de cette compétition, et notamment sa troisième et toute nouvelle difficulté, la côté de la Chardière (400 mètres, à 8, 5 % de moyenne) qui est programmée après les deux premières bosses connues depuis 2006, le Champ-du-Loup (800 mètres, à 10% de moyenne, dont un virage à 16%) et celle du Pontreau (600 mètres à 9% de moyenne).

 

« Je pense que cette troisième difficulté rajoute de la difficulté, et qu’en bas de la descente, à la relance, cela fera de belles images. Ce qui devrait faire la différence c’est vraiment la deuxième bosse, pour moi. Une chose est acquise, celui qui gagnera ici va mériter amplement son titre. C’est certain. Cette troisième bosse rajoute en tout cas de la difficulté, alors qu’avant ça l’était déjà. La distance aussi fera la différence, mais on est sur un championnat et c’est normal que ce soit difficile et long en kilométrage. »

 

L’ancien maillot jaune rappelle aussi qu’il a soufflé à la fois froid et le chaud ici. « C’était ma plus belle émotion, et quelques années avant la plus dure. J’étais attendu en 2010 par des milliers de personnes. J’aimerais être devant cette année, c’est évident, mais une telle course est compliquée. C’est pas facile à gérer un championnat de France, pour personne.

 

J’ai déjà connu le meilleur ici en 2010, alors si cela se reproduit ce ne sera que du bonus, sinon cela aura moins d’impact. Mais c’est vrai que j’aimerais bien figurer ici, dans un peu moins d’un mois, faire une belle course devant notre public en Vendée, ou est basée le service course de notre équipe. Le placement aussi aura beaucoup d’importance, un effort par ci, un effort par là même ne serait-ce que de deux minutes pourrait coûter beaucoup au final. C’est faisable physiquement de tenir une telle concentration pendant presque sept heures, mais c’est mentalement que cela peut user. » Et à ce jeu d’user ses concurrents, Thomas Voëckler s’y connaît pas mal…

 

Hervé Bombrun