chpts-france-route-clm-ROSETTO_1Stéphane Rossetto a progressé dans l’exercice du contre-la-montre… en allant rouler une à deux fois par semaine sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines.

 

Le coureur de Cofidis prend alors son vélo de poursuite et enchaîne les tours de piste à vive allure.

 

« Cela ressemble à l’effort du chrono, et moi, la piste en plus cela me fait travailler deux qualités qui me font défaut la puissance et me donne plus de tonicité dans mon pédalage ».

 

L’exercice est bon puisque le Parisien quatrième récemment de la Route du Sud a été battu par Jérôme Coppel pour deux petites secondes en Vendée. « C’est rageant, expliquait le coureur de Cofidis. Trois secondes c’est rien, j’aurai préféré m’incliner avec un écart de trente secondes. A chaud ce qui prime pour moi c’est un sentiment de déception. Avoir un maillot de champion de France au cours d’une carrière c’est quelque chose d’énorme, mais bon c’est comme ça. » Sylvain Chavanel était lui aussi partagé par rapport à sa troisième place. Le Poitevin était content pour son coéquipier chez Iam cycling, Jérôme Coppel, et forcément déçu à titre personnel.

 

Je suis bien parti, mais j’ai de suite senti que je n’étais pas dans un grand jour. Les écarts aux intermédiaires étaient de dix, treize secondes c’est peu, et surtout cela peut basculer très vite, la preuve. Je perds au final pour sept secondes.

 

Je suis content pour Jérôme, mais déçu pour moi, j’aurai bien aimé accrocher à mon palmarès un septième titre. Mais bon je ne vais m’enterrer, je suis au contraire plutôt du genre à passer rapidement à autre chose. J’espère juste que dimanche la course se fera à la jambe, pas sur un coup tactique car chez Iam nous ne sommes que quatre au départ de ce Championnat de France ! »

 

 

Une infériorité numérique qui n’avait pas empêché Sylvain Chavanel d’être sacré champion de France en 2011, à Boulogne-sur-Mer. Rappelez-vous cette année-là, il avait perdu « son » titre sur le chrono !

 

Hervé Bombrun