chpts-france-route-2015-ESP-DAMES_1Annabelle Dreville n’est pas une championne de France Espoirs du contre-la-montre ordinaire.

 

La Picarde est en effet « actrice » d’un double projet-sport et études, deux activités qu’elle mène de front avec brio : médaillée de bronze l’an passé aux championnats d’Europe Espoirs, championne de France cette année donc du chrono chez les moins de 23 ans, elle est aussi en « face » étudiante en médecine.

 

Chapeau, donc ! Revenue tout droit de Bakou, où elle a disputé les 1erds Jeux Européens, la Picarde a apprécié son premier maillot tricolore. « Je ne pensais pas jouer le titre, indique-t-elle, mon but était avant de tout donner, la victoire est au bout et c’est encore plus fort. J’ai eu la chance de pouvoir faire des chronos dès le début de saison, et c’est ce qui m’a aidé, ici, je pense. J’avais aussi préparé les Championnats de France universitaires et Bakou, là le parcours était difficile avec pas mal de bosses. On était toujours en prise. Il fallait bien gérer son effort. »

 

Un championnat de France Espoirs 2015 de haut-niveau puisque Sévérine Éraud, ancienne championne du Monde juniors, termine à la deuxième place. « Je ne suis pas trop déçue, car je savais que je n’étais pas trop en forme, déclare la Nantaise. J’étais un peu fatiguée, mais d’un autre côté j’ai participé à pas mal de courses internationales qui m’ont permis d’emmagasiner de l’expérience. D’apprendre. »

 

Enfin, la troisième place est revenue à Mathilde Favre… qui l’an passé avait failli remiser le vélo au clou. « Je voulais arrêter, confirme-t-elle, mais des personnes de mon entourage, de mon club m’ont soutenu, aidé à aller contre cette décision. Je les en remercie. J’ai connu des saisons difficiles chez les Espoirs, mais le chrono est toujours resté ma discipline de prédilection. J’affectionne ce type d’effort, et aujourd’hui ce qui est agréable c’est de voir que le travail paie. J’ai connu un petit souci mécanique avec mon vélo, la chaîne s’est coincée entre le onze dents. J’ai du en changer, mais cela n’a pas changé la physionomie de la course ».

 

 

Hervé Bombrun