Coéquipier de Jacques Anquetil, Louis Rostollan a buté deux fois sur le maillot tricolore au cours de sa carrière.

 

« Il m’en parle souvent, indique son petit-fils Thomas, et on sent au son de sa voix que c’est un regret, qu’il a deux reprises mal géré ses courses ».

 

L’inverse du chrono de Thomas aujourd’hui dans le bocage Vendéen à l’occasion des championnats de France amateurs contre-la-montre. Le sociétaire de l’AVC Aix-en-Provence a même été très prêt de « titiller » les pros !

 

« J’avais ce chrono en tête depuis des mois, et je l’avais dit à Jean-Michel Bourgoin. Je lui avais demandé de me trouver un bon vélo pour ce contre-la-montre, car je voulais faire quelque chose. Je sens que j’ai maigri par rapport à l’année passée, j’ai enchaîné aussi pas mal les courses. Je suis mieux aussi dans ma tête. Ici c’était dur, un vrai circuit toboggan avec des bosses. Je me suis lâché à quinze bornes de l’arrivée, et je finis cramé. J’ai été pro pendant deux ans à la Pomme, et je ne ferme la porte à rien. Si une équipe veut me prendre, je peux encore rendre des services. »

 

Un passage chez les pros que souhaite aussi son coéquipier Anthony Pérez. « On ne peut pas dire que cette médaille d’argent est un cap de franchi pour moi cette saison, car avant ces championnats j’ai fait pas mal de résultats déjà. Maintenant c’est mon premier podium sur un championnat de France, et c’est quelque chose de fort. Thomas et moi, on se tire l’un et l’autre vers le haut. Il m’aide aussi beaucoup, c’est un bon capitaine de route. » Un rôle tenu aussi par Romain Bacon au sein du team Vulco Vaulx-en-Velin. Champion de France l’an passé de chrono, l’ex-pro de chez Auber 93 se contente cette année du bronze, mais il est allé le chercher avec ses tripes.

 

« J’ai chuté sur le Tour du Nivernais-Morvan, et j’ai du abandonner. Je me suis entraîné là-bas pendant quatre jours, heureusement que j’avais mon vélo de chrono avec moi. Mais il m’a manqué le rythme de la compétition. Après je ne me cherche pas d’excuses, c’est la loi du sport, et en plus aujourd’hui c’est le plus fort qui a gagné ! »

 

Hervé Bombrun