france_1_1Un seul être vous manque ! Et votre Championnat du Monde n’est plus le même.

 

Les juniors dames de l’Équipe de France engagée sur l’épreuve de Doha en ont fait l’amer expérience, aujourd’hui sur le « cricri » de « The Pearl ».

 

Trois bornes en un immense « strike » coupait le peloton en deux, Juliette Labous et Maëva Paret-Peintre étaient prises dans cette immense « faucheuse ». La sociétaire du comité Rhône-Alpes englué sous un tas de vélos, mettra de longue minutes à se relever. Son débours sur la ligne d’arrivée après un tour de circuit : quatre minutes ! Course terminée. Et une aller de moins forcément pour Clara Copponi dans le final. Lauréate de la 1ère manche de la Coupe des Nations en Italie cette saison, la Provençale déclarait. « J’étais beaucoup trop loin et s’était fini. On est sur la gauche, et il fallait-être à droite afin de couper la trajectoire. Pauline Clouard était devant, elle a essayé de faire l’effort, elle a tout donné, mais à trois cents mètres elle s’est écartée, et c’était fini ». Poisson-pilote de Clara, Pauline a tout donné pour sa sprinteuse. «A trois kilomètres, nous étions regroupée et placée, et puis on s’est fait enfermée par la droite. On ne pouvait rien faire, donc je me suis laissée redescendre dans le but de tout donner, et aider Clara. Il restait 900 mètres, et à 350 mètres j’avais tout donné. Je me suis écartée en ayant l’espoir qu’il y ait une autre française avec Clara, mais non. J’ai aussi l’espoir qu’elle prenne la roue des Italiennes, mais c’était compliqué ».

 

Compliqué car comme on vous l’a dit Maëva Paret-Peintre a été éliminée d’entrée. « Je me sentais super bien, expliquait la sœur d’Aurélien. C’était ma 1ère sélection en Équipe de France, mon 1er championnat du Monde, l’envie était là mais ma course s’est achevée au bout de trois bornes ! je suis dégoûtée. J’ai fait tout comme il faut depuis un mois et demi, des sacrifices énormes et tout tombe à l’eau en l’espace de trois kilomètres. Je partais pour faire un truc bien ». Toutes les filles de Julien Guiborel avait cette ambition, « mais c’est la course, témoignait Typhaine Laurance, c’est comme cela, nous nous sommes faits enfermer. Cette expérience va nous servir, Clara et Maëva sont J1, et pour elles même si c’est difficile, c’est toujours une expérience à prendre ». Une dernière expérience sur un mondial juniors qui restera douloureuse pour Juliette Labous, elle aussi : « J’étais dans la chute avec Maëva, quand je suis me suis relevée je n’avais plus de chaussures, plus de bidon, mon guidon était de travers, j’ai mis du temps à repartir, et durant un tour on a roulé à bloc, avec cinq filles, et après cela m’a coûté pour faire des efforts quand il l’aurait fallu sur le final ». Quand cela ne veut pas…

 

Hervé Bombrun

 

RÉSULTATS COMPLETS