biannicEmmener fort n’est pas payé !

 

L’Équipe national l’a appris à ses dépens sur ce championnat du Monde « ultra-plat » de Doha, au Qatar, ou finalement il ne faut pas prendre la « barre » du sprint trop tôt, et plutôt rester en embuscade. Mais cette vérité qui a valu pour les dames n’est pas forcément celle qui fera le « beau temps » demain.

 

Il n’empêche que les hollandaises ont pris les rênes du sprint à plus de trois bornes du but, elles ont roulé, roulé, mais ça ne l’a pas fait pour elle. C’est Amalie Dideriksen qui s’est imposée sur « the pearl » devant la championne des étapes du « lady tour of Qatar », Kirsten Wild et Lotta Lepistö.

 

Roxane Fournier se classe 6e, et cette position lui laisse de gros regrets. Elle a été pilotée dans le final par Aude Biannic. « J’ai pris une cassure, et j’ai usé un peu de force, mais après j’ai bien récupéré et j’ai pu aider Roxane dans le final. Quand on se met dans la roue des hollandaises, on ne pensait pas que cela se refermer sur notre gauche, et on se fait doubler. On savait qu’il fallait faire l’effort avant le dernier virage, pareil sur le final j’ai été bloquée et n’ait pas pu faire le dernier effort en sa faveur. Je l’ai emmenée au mieux au plus prêt. » Une chose est certaine, Roxane avait les jambes pour faire mieux que 6e. « Je me suis fait enfermer sur la droite, Aude était avec moi jusqu’au kilomètre après je ne l’ai plus vue. J’étais dans la roue de Jolien D’Hoore dans le final, et quand je veux lancer mon sprint, Armistead (NDLR : Elizabeth Deignan depuis quelques semaines), me coince dans les barrières, et je suis obligée de freiner. Je perds de la vitesse, et après le temps de relancer. Je ne peux pas faire mieux, alors qu’il y avait les mieux de faire bien mieux » ; lâchait la sociétaire de Poitou-Charentes Futuroscope 86, les yeux humides, la voix qui tremblait, elle ajoutait. « Je suis persuadée que si je ne mets pas ce coup de frein, je suis capable d’aller chercher le podium. C’est le sprint, c’est comme ça. Cela fait partie de la course aussi ». Une performance collective qui a poussé

 

Audrey Cordon-Ragot à faire le déplacement au Qatar, comme elle le dit, après avoir expliqué le point crucial qui a fait basculer ce championnat du Monde : la course à la canette : « A tous les ravitos, on prenait des cassures, et il fallait faire un gros effort pour revenir à chaque fois. Cela a vissé un coup devant, et on s’est retrouvé piégée derrière avec Coralie et Pascale, et j’ai tout fait pour ramener Pascale car c’était une belle carte pour l’équipe de France, moi j’ai pu rentrer mais elles n’ont pas pu. J’ai donné ensuite le maximum pour replacer Roxane dans le final, mais j’avais un peu de mal avec tous les efforts effectués précédemment. J’étais carbo sur la fin, sur ce circuit il ne faut pas faire beaucoup d’efforts. L’objectif sur ce Championnat du Monde c’est de prendre un bidon à chaque tour, c’est ce qui durcit la course en fait. Quand on l’a pris, on se retrouve mal placée et cela engage à faire à chaque fois un effort pour revenir se placer dans les roues. Ma course s’est résumée à cela, j’ai pris zéro plaisir et j’ai trouvé cela nul. Je savais que cela allait-être ainsi, on avait des chances de faire une belle performance avec Roxane, ce que l’on a fait puisqu’elle se classe 6e.

Je suis vraiment venu ici pour l’équipe, le collectif pas avec des ambitions individuelles. »

 

Hervé Bombrun

 

 

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