web-baudrey-cordon5_1Comment s’est passé votre chrono, Audrey ?

 

Il m’était difficile de faire beaucoup mieux (NDRL: 22e). Le circuit ne correspondait pas beaucoup à mes qualités, j’apprécie les changements de rythmes, des parties plates. Le circuit idéal pour moi c’est celui de Plulmelec (NDLR : elle s’y est classée 5e lors des derniers Championnats d’Europe). Et là c’est complétement à l’opposé. La chaleur ? Je m’y étais préparé, et je n’ai pas à m’en plaindre. Je dirais que j’ai eu moins chaud ici que sur le Championnat de France à Vesoul, à où là-bas il y avait des bosses à passer en plus. J’ai eu chaud, c’est dur, le corps n’y est pas habitué et quand j’ai voulu recommencer à accélérer sur le deuxième tour, je ne pouvais pas. J’avais vraiment les jambes bloquées. Je ne pouvais pas pousser plus fort, et c’est un peu le cas de tous les français sur ce chrono. J’ai senti que je ne pouvais pas me donner à 300% sur le dernier tour.

 

 

Vous portez un petit boîtier autour du cou après ce chrono, pouvez-vous nous dire qu’elle est son utilité ?

 

C’est l’Union Cycliste Internationale qui fait une campagne sur l’adaptation à la chaleur, et qui nous a proposée d’avaler une gélule thermomètre ce matin, laquelle mesure notre température corporelle tout au long de la journée, et notamment juste après l’effort afin de voir jusqu’à quel température le corps monte, ceci afin d’adapter après pourquoi un protocole qui nous permette de nous à ce genre de conditions. Johan Le Bon a fait le test avec la FDJ sur les France, il m’en avait parlé, et je trouve ça intéressant de se connaître encore plus, et voir l’influence de ce genre de climat, chaleur sur les efforts et la performance. J’aurai les résultats bientôt, et j’en tirerai les conclusions.

 

Et pour la course en ligne ?

 

Je suis moins inquiète et c’était bien de faire un effort sur le chrono, ce sera plus difficile pour les filles qui arrivent demain, je pense. J’ai senti moi en trois jours une amélioration au fil des jours, il faut un peu de temps pour s’adapter.

 

Vous avez pesté après la ligne sur ce mondial, pourquoi à cause de la chaleur ?

 

Non, pas uniquement à cause de cela, mais je pense qu’il y avait moyen de faire autrement. C’est un tout, quand on voit le peu de public présent au bord de la route ce n’est pas digne d’un Championnat du Monde. Une telle compétition c’est une grande fête, un partage avec le public qui vient nous encourager. Et là il ne se passe rien, rien. Pour la course en ligne, il y aura quoi, dix personnes de plus. Je trouve en fait triste de terminer une saison qui a été très longue de cette manière, et venir ici pour même pas avoir une personne qui t’applaudit sur le bord de la route dans de telles conditions. Je trouve cela triste. Maintenant l’UCI a ses raisons, je ne les connais pas. Je ne veux pas les connaître, et c’est peut-être mieux ainsi. Je pense qu’il y a des pays où il pourrait faire aussi chaud, africains notamment, avec du public, mais bon ce mondial va peut-être ouvrir la voie à des pays comme cela, qui le mérite tout autant, et qui à l’avenir voudront eux aussi mettre sur pied un Championnat du Monde.

 

Hervé Bombrun

 

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