Vesousl-2016-MASOUAS1_1Quand la pluie s’est mise à tomber sur Vesoul, après deux journées frôlant la canicule, c’est un match de l’Ouest qui s’est engagé sur le Championnat de France route 2016 amateurs.

 

La Bretagne contre la Normandie, le 2e acte de ces France amateurs c’est joué après beaucoup de mouvements sur le dernier tour, une fois que Rémy Rochas, ancien vainqueur de la Classique des Alpes amateurs, qui avait ouvert la route en solitaire avec brio pendant plusieurs kilomètres, fut repris. David Gaudu, héros de cette même édition de la Classique des Alpes, en 2014, mais qui avait rencontré un chat sur sa route, le faisant chuter dans une descente, s’est alors mis en évidence. Comme une forme de passage de relais.

 

Le lauréat de la Course de la Paix Espoirs s’est hérissé sur les pédales et s’est projeté en avant dans la bosse des 4 sapins. Il a sans doute rêvé au maillot tricolore, mais son avance n’a jamais été assez ample pour que puisse se dessiner les premières mailles aux trois couleurs. D’autant que derrière lui il y avait encore des « clients » avec Madouas, Cosnefroy et Elie Gesbert lequel sera finalement écarté des débats finaux sur incident mécanique.

 

La Normandie, terre natale de Benoît Cosnefroy, licencié à Chambéry Cyclisme Formation, était opposé à deux Bretons. Un match à distance, et finalement Madouas et Cosnefroy parvinrent à revenir sur Gaudu… à 500 mètres de la ligne. « Je signe ma 6e victoire en l’espace de quatre semaines, appréciait le sociétaire du Bic 2000, Valentin, fils de Laurent Madouas.

 

Je savais que Benoît allait très vite, et qu’il fallait, si je voulais avoir une chance de gagner, que je prenne une longueur d’avance sur lui. Je l’ai fait mais c’était serré. J’ai toujours anticipé la bosse, j’ai toujours eu une longueur d’avance ce qui m’a permis d’anticiper. Moi j’espérais la pluie depuis trois jours, quand les 1ères gouttes ont commencé à tomber, j’étais ravi. Toutes les 3 heures je regardais sur mon téléphone si le temps allait changer. Je n’ai jamais pris de risques dans les descentes, je ne voulais pas tomber. » Prudence pour mieux jaillir aux 500 mètres…

 

 

Hervé Bombrun
Crédit photo FFC – Patrick Pichon