Invité pour la tournée internationale du keirin au Japon, François Pervis, plonge au cours d’une deuxième « carte postale » de ce pays, France Cyclisme, au cœur de son quotidien nippon. Récit du double champion du Monde de keirin sur sa vie là-bas. « Me revoilà après deux courses effectuées, lance François. Je n’ai pas obtenu de victoire malheureusement, mais en fait j’ai été très mal mené durant ces deux épreuves, et j’ai subi de la part de certains coureurs de véritables attentats. Je ne sais pas, encore, comment j’ai fait pour rester sur mes deux roues !!! Parfois, je me dis que l’école de vélo avec ses gymkhanas et la pratique intensive du cyclo-cross lorsque j’étais jeune y sont sans doute pour quelque chose quant à mon adresse de « chat ». Je me rassure en me disant que le plus important est de ne pas être tombé ».

François Pervis est aussi un sujet qui attire. « Mon histoire au Japon intéresse, dit-il, après Canal plus et Eurosport l’an passé, c’est l’Équipe qui est venue me rendre visite il y a peu, et bientôt arrivera une équipe de France Télévisions ! » Entre deux courses, le Mayennais s’offre aussi des moments de détente… mais toujours cyclistes. « Cette semaine a eu lieu le Tour du Japon, et aujourd’hui j’ai eu la chance de suivre l’étape dans la voiture de l’équipe Bridgestone-Anchor qui compte dans ses rangs deux français, Thomas Lebas et Damien Monier, qui a été champion de France de poursuite individuelle chez Cofidis. Le parcours avait été dessiné autour de l’école de keirin sur un circuit de voiture ultra-vallonné. Il y avait près de 4000 mètres de dénivelé positif pour un total de cent vingt kilomètres de course ! Ce fut une excellente expérience de voir l’envers du décor mais sur un tel tracé, j’ai cru que j’allais finir par revoir mon petit-déjeuner (sic !). » La parenthèse « distraction » s’est fermée après cette visite à la « route ». « Je repars dès demain en compétition , indique en effet François, avec la fameuse mise en quarantaine, coupé du reste du monde, sans mode de communication rien, ni téléphone, ni internet. La course se disputera cette fois en nocturne, espérons juste qu’il fasse chaud et que je puisse ouvrir mon score… »

 

 

 

 

 

 

Hervé Bombrun