Ce qui ne tue pas rend fort ! Cette maxime, Thomas Copponi l’a fait sienne après une saison 2014 éprouvante, et marquée par de grosses blessures, notamment celle intervenue lors du Grand Prix de Saint-Denis. Le bilan médical alors été effroyable : clavicule, omoplate, huit côtes cassées et un pneumothorax ! Mais le Provençal, licencié au VC Saint-Antoine la Gavotte a fait front, il a repris le cours de sa carrière. « J’ai repris l’entraînement au mois de septembre, déclare-t-il à France Cyclisme J’y suis allé progressivement bien évidemment, aujourd’hui j’ai retrouvé un niveau plus que convenable. Je pense que tout ce que j’ai traversé ma endurci. Beaucoup de monde m’a dit à ta place, « on aurait arrêté. » L’idée m’a traversé l’esprit, je l’avoue, j’ai beaucoup réfléchi. »

Mais une fois que la décision a été prise, le jeune sprinter prometteur s’est remis à 100% dans son rôle d’athlète de haut-niveau. Il a même déjà renoué avec la compétition. « Il y a trois semaines à Gand, dit-il encore, une classe 3, je fais 10 sec 6 au 200 mètres lancé, et je vais jusqu’en quart de finale en vitesse individuelle. Ma prochaine sortie ce sera des épreuves d’endurance, le 7 février, sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines, course aux points, élimination, et en février-mars je disputerai des vire-vire dans ma région du côté de Marseille, ce travail de fond à la fois sur la piste et la route va me permettre d’encaisser toute la saison de sprint. J’attends de la saison 2015, des médailles comme tout sportif de haut-niveau. Je suis dans ma deuxième année Espoirs, la première a été gâchée par les blessures, j’attends juste de montrer à tout le monde que je suis toujours là. Je me bats pour devenir le meilleur. »

Et pour cela, Thomas sait qu’il peut compter sur le soutien sans faille de sa famille, ses parents, sa sœur. « Pendant la période où j’ai été blessé, ils ont été les personnes les plus importantes pour moi. Celles vers qui je me raccrochais dans les périodes difficiles. Quand j’ai été hospitalisé à Saint Denis m’a maman a fait le voyage à Paris, et elle est restée avec moi à l’hôpital pendant mes quelques jours d’hospitalisation. Sans eux cela aurait été une autre histoire… »

 

 

 

 

 

Hervé Bombrun