Piste – Sprint - Championnat de France – Hyères – Vitesse individuelle – Élite femmes – Mathilde Gros

Piste – Sprint – Championnat de France – Hyères – Vitesse individuelle – Élite femmes – Mathilde Gros

Mathilde Gros est confronté de plus en plus aux affres du sport de haut-niveau, avec ses côtés plaisants et les autres. Comme ceux qui font que certaines personnes aimeraient voir gagner leurs champion(nes) tout le temps. Mais voilà, seulement, l’être humain champion ou pas n’est pas une machine. « Hier, certains personnes n’ont peut-être pas compris pourquoi je n’ai pas gagné, car pour eux cela doit arriver systématiquement, mais moi je sais que je ne peux pas tout remporter. Que je vais perdre d’autres compétitions, c’est ainsi. » Et c’est aussi ce qui fait la richesse d’une carrière. « Je n’ai pas commis d’erreur, je n’étais pas en méforme, juste Sandie a été meilleure que moi ». Et Mathilde l’accepte, l’a accepté. Ce qui ne veut pas dire non plus qu’elle est prête à tendre la joue, attention !

Si d’aucuns le pensent, alors, ils ont loupé son visage fermé après la perte d’une manche en finale du Championnat de France de vitesse individuelle à Hyères qui l’a opposé à…. Sandie Clair, justement. Une finale qu’elle a remporté finalement en trois manches. « C’était disputé, dit-elle, et lors de ma défaite je n’ai pas réussi à rentrer dedans. Je me suis retrouvée comme aux Championnats d’Europe lorsque je suis allée chercher le bronze en vitesse individuelle. J’ai tout donné. » Et ce sera sans doute de même demain en keirin face une fois encore à une Sandie Clair qui a gagné le 500 mètres départ arrêté et a échoué au pied du podium en keirin en Écosse ne l’oublions pas. « Je ne réalise toujours pas ma victoire là-bas, je pense que les vannes vont s’ouvrir demain et que je vais pleurer tout ce que je sais. » L’émotion d’une Championne, et surtout d’un « bébé » Champion encore, ne l’oublions pas, et surtout laissons grandir Mathilde tranquillement… mais sûrement car tel est son destin. Nul doute.

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon