« La victoire sur les plus grandes épreuves se joue parfois sur des détails. C’est ça le haut-niveau en sport. Nous le savons avec l’équipe de France de vitesse par équipes puisque nous avons déjà, dans le passé, perdus des titres pour un millième. Le succès est une somme de petites choses qui s’emboîtent les unes dans les autres. On travaille à la FFC dans ce sens dans divers domaines comme la diététique, l’entraînement et maintenant l’aérodynamisme avec ces bancs cycles au sein de la soufflerie CS2A, que nous avons inauguré aujourd’hui. Je me rappelle qu’il y a un an, j’avais reçu les sprinters dans mon bureau et qu’ils avaient eu des demandes dans divers domaines, dont des tests en soufflerie. On a pu satisfaire à leurs attentes avec ce magnifique vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines, et maintenant l’inauguration de ce banc cycles en soufflerie sur la commune de Montigny-le-Bretonneux, a quelques kilomètres seulement du siège de la Fédération Française de Cyclisme, est une nouvelle demande satisfaite. Cette synergie de connaissance, d’expertise offerte par CS2A est plus pour nous, pour nos athlètes qui peut leur permettre d’aller au bout de leur rêve Olympique, mais aussi de briller dans quelques semaines à l’occasion du championnat du Monde piste UCI 2015 de Saint Quentin-en-Yvelines », c’est par ce discours fort que David Lappartient a scellé, hier, le partenariat entre la soufflerie CS2A et la Fédération Française de Cyclisme. Deux types de banc cycles seront en effet à disposition de nos coureurs, l’un équipé pour un athlète seul, et un autre avec une configuration maximum pour quatre cyclistes en ligne permettront des prises de mesures diverses dans le domaine de l’aérodynamisme, arme clé sur le piste.« L’accord qui nous lie avec CS2A est un modèle de collaboration entre l’activité fédérale et des compétences de très haut-niveau au cœur même de Montigny-Le-Bretonneux, de la l’agglomération de la CASQY. On met en exergue une expertise, un savoir-faire fort local afin de permettre à nos athlètes d’aller vers les plus hautes performances. Une victoire peut se jouer au centième, dixième de secondes et au bout du compte avec ce savoir-faire qui est mis, ici, à notre disposition on peut aller chercher des médailles d’or. On va étudier les postures, les matériaux, matériels, textiles. C’est un outil de plus mis à la disposition des coureurs. On bénéficie encore une fois d’une plus-value, une de plus si l’on considère l’apport énorme depuis un an du Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines », affirmait en écho aux propos présidentiels, Vincent Jacquet, le Directeur Technique National de la FFC.Cet « outil » « made in France » qu’est le banc cycles de Montigny-le-Bretonneux ravit d’ailleurs l’ensemble de l’Équipe de France, à commencer par Michaël D’Almeida, qui s’est prêté de bonne « grâce » au calibrage de ces instruments de mesure et de travail. « C’est encore un atout de plus pour performer, dit le sociétaire de l’US Créteil, et moi tout ce qui est lié à ce domaine m’intéresse. J’aime le monde de l’automobile, c’est ma passion, et j’ai souvent tendance à comparer le sprint avec la F1. L’aérodynamisme dans ces deux disciplines joue un rôle prépondérant. Ces bancs peuvent nous apporter des réponses à toute l’équipe de France sur de nombreuses questions que l’on se pose, et les solutions qui nous seront apportées, je le redis, au final, seront mis sur le compte de la recherche de performance accrue. C’est peut-être qui sait ce qui nous a manqué aux derniers Jeux Olymiques, ça et quelques petites choses d’autres. » Ce qui est acquis désormais c’est que les « tests en soufflerie » ne manqueront pas, ne manqueront plus, dans la perspective de Rio 2016.Hervé Bombrun