Actu-FRANCE24_1Vincent Jacquet avait le sourire, et on l’a senti relâché.

 

« Je suis heureux, disait-il de suite après le podium protocolaire, car elle n’était pas gagnée cette médaille de bronze. Je tiens à saluer les compétences de nos athlètes, sauf que nous sommes un ton en dessous de nos adversaires. C’est le constat ».

 

Une médaille qui fait aussi du bien à tout le groupe, François Pervis le 1er qui « ramasse » ici sa toute première médaille Olympique, après une deuxième participation aux Jeux, une toute première en vitesse par équipes. Une équipe au sein de laquelle il faut saluer aussi Kévin Sireau, le remplaçant qui a été exemplaire dans son attitude, son implication auprès du groupe. Il a été en bord de piste encourager ses coéquipiers lors des trois tours de compétitions, pareil après les épreuves. Un comportement fair-play et admirable à l’image de l’homme qu’il est. Car Sireau aussi aurait pu prétendre à cette médaille si les quotas étaient moins serrés aux Jeux, et laissait la part belle aux plus grandes nations de pouvoir engager tous leurs meilleurs sprinters. Pervis a connu ça par le passé, Sireau aujourd’hui est dans ce cas de figure… sur des Jeux où les Français ont été dominés par deux nations «supersoniques », la Nouvelle-Zélande et la Grande-Bretagne qui a retrouvé sa « forme » Olympique, sa flamme Olympique qui renait tous les quatre ans depuis Pékin maintenant.

 

« Il y a une demi-seconde entre nous et les deux premières équipes qui étaient hors de portée. On est en forme, mais on s’est battu contre le reste du monde pour décrocher cette médaille de bronze », ajoutait Pervis.

 

« On n’a pas démérité, et les Jeux ne font que commencer ».

 

Un discours repris par Grégory Baugé. « Il y avait deux grosses nations devant, et nous faisons 3e. On gagne ce match de très peu, mais on le gagne. C’est bien, c’est quand même une médaille Olympique. Je me sentais bien, mais après on n’a pas pu rivaliser avec les deux équipes devant, c’est le sport. C’est comme ça. J’ai connu toutes les médailles Olympiques, l’argent par trois fois, le bronze… il ne me manque maintenant plus qu’une couleur. »

 

Un bronze qui ravit aussi Michaël d’Almeida. « Cette médaille n’a pas la même saveur qu’il y a quatre ans. Ce qui frustre c’est le gap qu’ils sont capables de nous mettre, il faut rester pragmatique et objectif, ces deux équipes ont réalisé des temps que nous n’avons jamais faits. On ne pouvait pas batailler avec eux. Le tournoi se jouait entre ces deux là, on ne pouvait pas jouer autre chose qu’une médaille de bronze. Cela fait du bien de la savourer, cela fait du bien de quitter ce vélodrome en ayant « gagné » ce match, alors qu’il y a quatre ans face aux Anglais même si on était deuxième, on est sorti du vélodrome « perdants ». Là, on quitte cette enceinte en gagnant. Cela fait un peu plus de bien au moral ».

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon – PLUS DE PHOTOS