carrousel-LAURENT-GANE_1Laurent Gané avait déjà connu le bronze Olympique en vitesse par équipes, c’était il y a douze ans du côté d’Athènes… le néo-calédonien, manager de l’équipe de France de sprint, a « doublé » son capital de médailles de cette couleur aux Jeux de Rio, avec cette fois Grégory Baugé, François Pervis, Michaël D’Almeida. Un Gané satisfait du sort de son équipe.

 

« Je pense que l’on est à notre place », disait-il, en ajoutant très vite, « malheureusement car il y a deux équipes qui ont survolé le tournoi Olympique, la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande. Elles nous ont surclassé, même avec Kévin cela n’aurait rien changé. On a progressé depuis Londres, les temps ont évolué. Mais les démarreurs démarrent de plus en plus vite, et les finisseurs c’est idem. »

 

Une médaille qui fait du bien quand même aux yeux du champion Olympique de Sidney, en vitesse par équipes.

 

« Cette médaille va nous apporter de la sérénité car cela n’a pas été le cas toujours depuis deux ans. On prouve aussi que l’équipe de France n’est pas enterrée comme j’ai pu le lire dans la presse. On est présent puisque nous sommes encore sur le podium ».

 

Un podium que la France, il faut la aussi le signaler n’a pas quitté depuis que la vitesse par équipes est devenue discipline Olympique en 2000, soit 16 ans de présence au plus haut-niveau. Une sacrée marque. Seuls les Britanniques sont en passe de faire mieux, une équipe qui a surpris Gané, comme beaucoup de monde.

 

« Je ne les voyais pas gagner avant le tournoi, mais j’avais toujours dit aussi qu’ils étaient capables de tout. Il faut leur demande comment ils font, leur finisseur n’avait jamais fini une course avant les Jeux, et là il fait quasiment les meilleurs temps du tournoi. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait, il faut leur demander. J’aimerais bien savoir, comprendre Il mettait de gros braquets avant, et aujourd’hui il avait plus petit, mais quand même. Ils n’existent pas pendant quatre ans, et aux Jeux ils surclassent tout le monde comme à Pékin, Londres.

 

Je ne sais pas si cela vient du matériel, je ne peux pas vous dire. Les Néo-Zélandais on savait qu’ils allaient être présents, et au final ce sont les anglais qui sont champions Olympiques ».

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon – PLUS DE PHOTOS