THOMAS-BOUDAT-35_1Thomas Boudat n’a pas à rougir. Il a fait le « job » jusqu’au point, poussant même la perfection, sons sens du professionnalisme, à aller gagner l’ultime sprint de la course aux points de cette omnium des Jeux de Rio dans un format à six épreuves.

Mais il y avait des clients des « motos » devant, et un Mark Cavendish qui a joué des coudes et aurait mérité une « punition » pour avoir mis au tas ses concurrents directs, dont Elia Viviani le futur champion Olympique de la discipline, mais on ne refait ni le film ni l’histoire !

 

Et Thomas Boudat le sait lui qui a laissé filer des gros points sur les épreuves chronométrées sur lesquels paradoxalement il a signé ses meilleurs chronos depuis plusieurs mois. Mais cela n’a pas suffit malheureusement.

 

« Je pensais perdre sur le kilo et le tour lancé, mais il y a eu vraiment de gros temps réalisés sur ces deux épreuves là. Le kilo cela faisait un moment ces temps-là, la course aux points a été une course aux points de folie cela roulait à deux mille à l’heure. Je savais qu’il fallait suivre Hansen, mais je me suis replacé derrière, et quand il a fallu le suivre, voilà… et une fois qu’il est parti c’est fini.

 

Pareil quand Kluge sort, je reste à vingt mètres en butée, je m’écarte et je pensais que derrière cela allait relayer. Et voilà… » Voilà comment un rêve passe. « J’ai fait ce que j’ai pu, j’ai préparé comme j’ai pu, c’est clair que je voulais faire un podium, j’avais cela dans un coin de la tête. J’ai sacrifié ma saison sur route pour cet omnium aux Jeux. Je n’ai pas réussi mais je ne regrette rien. Viviani le mérite, cela fait longtemps qu’il tourne autour d’un gros succès comme cela. Je pense que cela me fera grandir, même en prenant un tour je n’aurais pas fait un podium je crois. Il y avait un niveau de fou, en quatre ans cela s’est beaucoup élevé il suffit de regarder les chronos, la vitesse des courses en peloton. Je vais arrêter la piste maintenant, cela me prend beaucoup d’énergie, de temps et je vais me consacrer à la route ».

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon