Sandie Clair a retrouvé le sourire. Ce n’est pas uniquement parce qu’elle est dans le Sud, le temps d’une compétition – le Fenioux Piste International, qui se déroule sur le vélodrome de Hyères Costebelle- c’est surtout du fait que ces « chronos commencent à redescendre à l’entraînement. Je me retrouve un peu dans la même dynamique qui était la mienne avant les Jeux Olympiques de Londres. On progresse, mais si bien sûr je n’ai pas encore totalement retrouvé le niveau que j’avais avant d’aller en Grande-Bretagne. » Mais ce signe d’encouragement donne force et courage à la Varoise, qui voit là de belles raisons d’espérer.
« L’objectif sur le Fenioux Piste International est forcément de faire quelque chose de bien puisque nous allons courir en France, devant notre public. La motivation sera là. J’ai envie de faire des podiums chez moi, à la maison. On court cette semaine à Hyères, et ensuite on remonte à Saint Quentin en Yvelines pour faire un gros bloc ce travail. On aura droit à une petite coupure début août. » Travaillant depuis peu avec un nouvel entraîneur national du sprint, en la personne de Franck Durivaux, l’ancienne championne d’Europe de vitesse : « va bien, franchement, j’ai discuté avec Franck pour savoir ce qu’il comptait faire par rapport à l’entraînement. Je voulais savoir où j’allais, comment m’adapter. Il m’a rassuré sur pas mal de points. Je sens que cela va bien repartir. »
Des signes qui sont une vraie attente pour Sandie Clair, compétitrice dans l’âme, et qui a brillé récemment en Allemagne, sur un Grand Prix international de vitesse, à Cottbus. « J’étais contente de ma troisième place en vitesse, surtout que je signe un vingt-quatrième temps aux qualifications. Je fais de beaux matches par la suite, j’avais aussi de bonnes sensations. Cela fait plaisir de revenir au niveau « international », surtout qu’en plus on se classe deuxième de la vitesse par équipes. Ça fait du bien… »

Hervé Bombrun
@Lafrancecycliste