Yannick Pouey, secrétaire général de la FFC, président de la commission nationale piste

Sous l’égide du président de la Fédération Française de Cyclisme, Michel Callot, s’est tenue la première assise nationale de la piste, le 8 décembre, à Blois.

La grande majorité des comités régionaux de la FFC étaient présents lors de cette journée de travail, d’échanges et de débats en région Centre Val de Loire. Compte-rendu de l’état des lieux effectués, des orientations futures pour cette discipline avec le secrétaire général de la FFC, qui est également président de la commission nationale piste, Yannick Pouey.

 

Séance plénière

« Nous avons présenté l’état des lieux de la piste en France, indique Yannick Pouey. De fait, j’ai replacé dans son contexte la discipline au sein de la Fédération Française de Cyclisme, en rappelant son historique, son évolution ces dernières années et en mettant en perspective l’aspect sportif, avec cette discipline Olympique qui peut engendrer un grand nombre de médailles pour notre nation, et en premier lieu pour notre Fédération lors des Jeux Olympiques. Douze médailles sont en effet distribuées sur la piste, pour un total global de trente-six podiums, hommes et femmes. Le domaine essentiel dans lequel nous devons progresser : c’est l’utilisation des vélodromes sur notre territoire. La France en possède plus de 100, et 50% seulement sont utilisés. On peut considérer que nous disposons cinq vélodromes couverts aujourd’hui, si on compte dans ce lot celui de Hyères, lequel est semi couvert. D’autres projets de vélodromes couverts existent, ils devraient vraisemblablement voir le jour. Il y a également des dossiers en instance qui visent à couvrir des vélodromes déjà existants. Maintenant la grande question qui se pose est : comment les animer ? Il y a deux axes essentiels pour moi : la pratique sportive avec la détection, la formation et la recherche de performance, et la pratique loisir, et celle-ci est à développer. Elle s’est créée du fait de l’arrivée de vélodromes couverts sur notre territoire, et c’est un axe que nous FFC, devons développer davantage à l’avenir. Bruno Lecki, manager de la filière piste au sein de DTN de la FFC a présenté le contexte international, et notamment l’évolution des braquets employés, ceci dans le but de faire évoluer la formation de nos jeunes coureurs en ce sens, également. »

 

Les ateliers de travail

  • Formation, détection, animation et développement

 

« Ce qui est ressorti de cet atelier c’est que nous sommes en déficit de communication à l’égard de nos structures descendantes tant à l’égard de nos comités régionaux et départementaux, que de nos clubs. Les responsables pistes en région ne savent pas trop comment on applique les nouvelles méthodes de travail. Cet atelier était animé par Bruno Lecki et Christian Chaubet, membres de la DTN. Nous en sommes venus à la conclusion que nous devions mieux communiquer, davantage tisser, mais aussi construire notre réseau piste au sein de la FFC ».

 

Table de travail des organisations avec Michel Meunier (de dos)

  • Les organisations

 

« Nous avons balayé tous les types d’organisation du niveau régional, national à international, en nous questionnant sur la manière de créer du lien entre nous tous. Comment par exemple nous apporter mutuellement nos diverses compétences ? Que doit comporter une épreuve sur piste, comment parvient-on à la financer ? Cet atelier était animé conjointement par Michel Meunier et Stéphane Merien qui sont tous deux membres de la commission piste de la FFC. Les organisateurs ont pris la parole, ont exposé leurs difficultés. Il y a des échanges de bonnes pratiques entre tous, et le savoir des uns et des autres va servir demain à tous du fait de l’exposé de chacun sur sa méthode d’organisation. Cet atelier a également permis de démythifier le prix des organisations sur piste, notamment les Coupes de France Fenioux, qui réclament un cahier des charges, allant de 15 à 20.000 euros pour une épreuve internationale. Beaucoup d’organisateurs pensaient que c’était bien plus couteux. Nous avons également pris le temps de décortiquer les budgets afférents à ces épreuves afin de lister poste par poste ce que cela coûtait. La FFC a vraiment joué la transparence sur le coût des organisations sur piste. »

 

  • Atelier classement national

 

« Il était animé par Philippe Limousin et moi. Le Bureau Exécutif de la Fédération Française de Cyclisme a en effet validé sur un classement national piste. Les objectifs de celui-ci sont doubles : créer un « ranking » afin d’établir une hiérarchie des meilleurs français dans chaque catégorie et type de filière, avec un classement endurance et sprint. Le but étant aussi d’attirer davantage de concurrents sur les compétitions de niveau régional. En établissant un classement national on va donner l’envie à nos jeunes coureurs d’apparaître dans celui-ci, donc, CQFD, ils vont aller courir davantage sur la piste. Nous avons répondu à toutes les questions posées à propos de ce classement national, et aujourd’hui nous avons des idées un peu plus claires par rapport son établissement. L’idée étant vraiment de créer un outil de fidélisation à la pratique de la piste dès les plus jeunes catégories ».

 

  • Les assises de la piste dans le futur

 

« Nous avons organisé ces premières assises de la piste cette année afin d’établir un état des lieux, un premier contact avec les comités régionaux, les organisateurs… Nous avons obtenu de bons retours de leur part. Je pense qu’à l’avenir, tous les deux ans, une réunion de ce type sera mise sur pied. Nous avons besoin surtout d’échanger avec les organisateurs, car les structures sont davantage locales sur la piste, et l’idée est vraiment de structurer notre réseau. La FFC doit aller vers les territoires, diffuser son savoir, collecter des informations avant de prendre des décisions ».

 

 

Propos recueillis

par Hervé Bombrun

Crédit photos FFC