2014, année « maudite » pour Thomas Copponi ! Le Provençal en effet qui se remettait tout juste d’une fracture de la rotule avec arrachement des ligaments, a lourdement chuté en finale du keirin du Grand Prix de Saint Denis. Rappel des faits par l’intéressé. « J’ai accroché la roue arrière de Benjamin Gil en redescendant pour me replacer à la fin du peloton, raconte le sprinter tricolore à ffc.fr dépêches La France Cycliste. Je reviens tout juste de ma blessure au genou, et j’étais beaucoup fatigué. Mon souhait en effectuant cette manœuvre était de couper mon effort, de me remettre dans les dernières positions pour laisser un peu filer, mais je n’ai pas pu le faire. » Bilan, au contraire de cet accrochage, de nouvelles grosses blessures pour Thomas Copponi.
« On était à pleine vitesse, c’était le dernier tour du sprint et on devait être à 75-80 kilomètres heure. J’ai eu un pneumothorax, c’est à dire un écrasement du poumon avec du sang à l’intérieur, huit côtes de cassées, l’omoplate et une clavicule aussi ! » Placé en soins de réanimation pendant sept jours, Thomas Copponi a effectué dans l’établissement Parisien qui l’a accueilli, dans un premier temps « beaucoup de kiné respiratoire ce qui m’a aidé à récupérer. J’ai retrouvé un poumon « neuf » m’ont dit les médecins de l’hôpital d’Aix en Provence, ou je suis actuellement. En étant dans le Sud, je suis plus prêt de ma famille.». Aujourd’hui, le sociétaire de l’INSEP va se faire opérer de la clavicule. « Ce qui est touchant ce sont tous les messages de soutien que je reçois de la part de tous les membres de l’équipe de France sur piste, de mon entraîneur, ajoute Thomas depuis son lit d’hôpital. Le coach d’ailleurs m’a laissé deux mois chez moi, avec ma famille, je ne pense pas que je vais rester deux mois sans faire de sport. Mais un bon mois, oui sans doute, car je sens le besoin de me relâcher après tout ce qui m’est arrivé surtout le plan psychologique. J’en ai en fait un grand besoin… »

Hervé Bombrun
@Lafrancecycliste