CTS du comité de Normandie depuis 2008, Steven Henry, a été nommé par le DTN de la FFC, Vincent Jacquet, entraîneur du groupe endurance piste.Ancien coureur au sein de l’US Saint-Austreberthe, Steven Henry a vite basculé vers le monde « encadrant », trouvant ainsi rapidement sa vocation.« J’ai fait deux championnats de France piste à Hyères, deux championnats de France sur route, mentionne le nouvel entraîneur national auprès de ffc.fr. J’ai gagné pas mal de courses chez les jeunes, un peu moins quand je suis monté en catégorie d’âge, car très vite je me suis orienté vers l’encadrement. J’ai commencé à passer mes brevets fédéraux à l’âge de 20 ans, c’est Cyril Tronche qui m’a transmis cette vocation. »« Élevé » avec une forte culture piste comme tout coureur passé par l’école de l’USSA Pavilly Barentin, et surtout sous la coupe de Jacky Thiphaigne, Steven Henry, une fois le « costume » d’éducateur enfilé a emmené son équipe de Normandie sur les podiums des France, notamment en poursuite par équipes, mais pas seulement.« On a voulu compter les médailles gagnées avec notre comité durant les France, indique-t-il, et nous avons comptabilisé cinquante médailles dont une trentaine en or. Je pense que nous en avons oublié. Toutefois, je ne suis pas du genre à comptabiliser tout cela au chiffre près, médailles, victoires. »Il va même plus loin dans son analyse. « Quand mon équipe gagne, je passe généralement vite à autre chose surtout si le lendemain il y a une autre compétition qui arrive. J’efface tout des tablettes pour me projeter vers ce qui va arriver. Une chose est certaine en poursuite par équipes juniors aux France, on a remporté neuf titres, une médaille d’’argent et de bronze depuis 2004. » Un bilan évocateur. « Maintenant en ce qui concerne ma fonction, je vais continuer à faire confiance aux entraîneurs personnels des athlètes, et j’interviendrais sur la préparation finale de ces derniers lors des stages, le coaching en compétition. Les athlètes qui font de l’endurance piste ont généralement une activité route, en plus. On va mettre l’accent sur la poursuite par équipes, et après ce sera un enchaînement pour la course aux points, le scratch, l’Américaine. L’omnium, en revanche, demande quant à elle une préparation plus spécifique. »Idem pour la planification de la saison à venir. Ses idées sont bien arrêtées. « Je vais fonctionner avec des collectifs différents cet hiver, dit encore Steven. Il y aura un premier collectif pour les championnats d’Europe et la première manche de Coupe du Monde, avec des coureurs comme Morgan Kneisky et Vivien Brisse, par exemple. La deuxième manche, à Londres, je pourrais engager de jeunes juniors comme Corentin Ermenault, pareil pour le groupe dames avec Audrey Cordon, Élise Delzenne et Eugénie Duval, et sur la troisième le groupe sera plus « resserré » encore « avec pour objectif final les championnats du Monde piste de Saint Quentin en Yvelines ».L’élite préoccupation du nouvel entraîneur du groupe endurance qui cependant ne perd pas de vue les jeunes. « Je vais aussi m’appuyer sur Samuel Monnerais, dit-il, qui aura en charge la détection et la formation de jeunes pistards en endurance à Bourges. On s’inscrit avec le travail de Samuel dans la perspective Tokyo 2020. Il faut créer un vrai collectif d’avenir, avoir un groupe de pistards chez les jeunes fort qui puissent aussi nous permettre de remonter dans les classements mondiaux. »Hervé Bombrun @Lafrancecycliste