Huit membres de l’Équipe de France piste endurance seront en stage en Maurienne, le plus grand domaine cyclable du monde (partenaire de la FFC), du 29 août au 5 septembre. Il s’agit du champion du Monde de l’Omnium, Thomas Boudat (Vendée U), de l’ancien champion du Monde d’Américaine Vivien Brisse (CC Périgueux Dordogne), de Marc Fournier (CC Nogent sur Oise), Lucas Destang (Pays de la Loire), le pro du VC Roubaix Lille Métropole Julien Duval, du champion d’Europe Espoirs du scratch, Benjamin Thomas (Bourges EC 18), de Laurie Berthon (Team Vulco Lyon Vaulx en Velin) et Coralie Demay (Véloce Vannetais Cyclisme).

« Certains coureurs, indique Samuel Rouyer, Conseil Technique National qui encadrera ce stage, disputeront avant un Grand Prix sur piste, à Grenshen en Suisse : Thomas Boudat, Lucas Destang, Benjamin Thomas, Morgan Kneisky, plus un sprinteur : Quentin Lafargue. » Une mise en bouche avant le grand plateau dans les cols Alpins, un regroupement de pistards sur les routes des Alpes qui brise un vieux mythe voulant que la pratique de la piste ne fait pas bon ménage avec la route, et qui plus est la haute-montagne ! « Les coureurs vont pouvoir travailler en aérobie, indique Samuel Rouyer, mais aussi comme le niveau de force dans les cols est aussi plus important que sur la piste, ce qui leur permettra une fois revenu sur une piste de mettre de plus gros braquets et donc d’aller plus vite. Thomas Boudat avait monté des cols avec son club lors du stage de début de saison de Vendée U, et c’était trois semaines avant le mondial de Cali, ce travail en montagne lui avait servi en Colombie lors des championnats du Monde. La durée d’ascension d’un col est de quarante cinq minutes environ c’est en gros la durée d’une course aux points. C’est donc une bonne approche pour nos coureurs car ils vont bien bosser au niveau cardiaque, gagner aussi en force. Ce sera bénéfique tant sur le plan aérobique que musculaire, un tel stage en montagne. Les gars et les filles vont travailler au seuil, ce qui va leur permettre d’augmenter leur puissance aérobie, de faire de la PMA qui est en quelque sorte le travail de base pour la poursuite par équipes. » Un boulot en plus agréable avec au programme l’ascension de la Croix de Fer, du col de Madeleine, et du Galibier, plus un test chrono dans un col.

Hervé Bombrun
@Lafrancecycliste