Piste – Équipe de France – Sprint - Championnats d’Europe – Glasgow – Vitesse individuelle – élite femmes – Mathilde Gros

Piste – Équipe de France – Sprint – Championnats d’Europe – Glasgow – Vitesse individuelle – élite femmes – Mathilde Gros

Radieuse, bondissante après sa médaille de bronze, Mathilde Gros rayonnait de bonheur après le tournoi de vitesse individuel des Championnats d’Europe élite femmes de Glasgow. Une médaille qui lui permet de repartir sur un cycle nouveau après son hiver 2018 difficile en raison de sa blessure à l’épaule. 

 

France Cyclisme : C’est un gros soulagement cette médaille de bronze ?

Mathilde Gros : « Oui je ne voulais pas finir à la 4eplace ! J’ai été déçue après les demi-finales car je visais vraiment le titre en vitesse individuelle, mais Clara Sanchez, entraîneur national du sprint à la FFC, a su trouver les mots pour me reconcentrer et aller chercher cette médaille de bronze. C’est ce que je voulais faire, et j’ai tout donné sur ces deux manches pour la place de 3eet 4e. »

 

FC : Quelques petites erreurs tactiques t’ont coûté en demi-finale, sur la première manche du match 3 et 4, aussi…

MG : « Il faut que je fasse des matches, le but de la saison est d’aller le plus possible sur les manches de Coupes du Monde. De passer le stade des quarts de finale afin de pouvoir aller dans le carré final et affronter des filles qui possèdent une grande expérience. Les Russes étaient très fortes aujourd’hui, Welte l’était également. Elle a de l’expérience, elle sait courir. Rien n’était gagné d’avance, et j’ai encore de nombreuses choses à travailler : le surplace, savoir bien regarder, tourner la tête en matches. Mais cela fait du bien d’entamer la saison piste 2018-2019 sur une médaille élite ».

 

FC : Cette médaille de bronze marque aussi la page tournée définitivement avec cette blessure à l’épaule qui a ruiné ton hiver ?

MG : « Oui. Cet hiver a été très dur pour moi plus mentalement que physiquement. Je savais que je n’allais pas être au top, mais moi je veux toujours être au top, gagner. Et sur les mondiaux je voulais vraiment me qualifier pour les quarts de finale, mais après mon temps établi sur le 200 mètres lancé j’ai vu que ce serait difficile, que j’étais fatiguée physiquement, que je n’avais pas retrouvé toute la mobilité de mon épaule. Ce n’était pas des excuses pour moi, car je suis très dure envers moi-même, mais cela mentalement j’ai eu du mal à m’en remettre. Mais tout le monde à fait bloc autour de moi : Herman et Clara, mes entraîneurs, les mécanos de l’équipe de France piste, les kinés, ma famille, les autres coureurs du Pôle Olympique de Saint Quentin-en-Yvelines. Tout le monde m’a entouré, aidé. Je suis partie ensuite au Japon, j’ai soufflé. Cela m’a libéré, permis de souffler un grand coup, en arrivant sur ce Championnat d’Europe j’avais vraiment les crocs. J’avais faim ».

 

FC : Est-ce que cette troisième place va aussi t’insuffler du bon stress ?

MG : « A Apeldoorn j’ai énormément du mauvais stress qui m’a pompé tout mon jus. Il faut maintenant que j’apprenne à relativiser, à déstresser un maximum. Là, j’ai fait des progrès. Et cette médaille me fait le plus grand bien. »

 

FC : Tu es totalement libérée maintenant pour le Championnat d’Europe de keirin ?

MG : « Franchement, oui. J’avais l’objectif de faire une médaille en vitesse par équipes, et on a été d’un cheveu d’y parvenir avec Sandie Clair. On a battu notre record, on se savait en forme. On savait que l’on était bien. On a fait peur, je pense, aux Hollandaises. On va bosser la vitesse par équipes afin de performer en Coupes du Monde. Je savais aussi qu’en vitesse individuelle, j’avais de bonnes jambes. Je suis en forme ici, et je suis motivée encore plus. »

 

FC : Quelle Mathilde on va voir en keirin ?

MG : « Je ne sais pas trop, on verra bien. Je vais courir sans me prendre la tête, sans faire d’erreurs techniques. Mon but est d’avancer le plus loin dans le tournoi, mais pourquoi pas un podium tout en sachant que sur cette compétition il y aura aussi un gros niveau en keirin. La seule chose qui est bien sur cette épreuve à la différence du Japon c’est que je n’ai pas à annoncer ma tactique avant la course (rires !) ».

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon

 

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