Le sprinter de l’équipe Vital Concept Cycling Club managée par Jérôme Pineau a fait son retour sur piste la semaine passée dans le cadre de la 2manche de Coupe de France « Fenioux », à Bordeaux, avant de retrouver l’équipe de France sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines, à l’occasion de la première manche de Coupe du Monde sur piste de la saison 2018-2019.

 

Retour sur piste

« Il y avait du beau monde samedi dernier parmi les engagés à Bordeaux, et moi cela m’a fait plaisir de retourner courir sur un vélodrome. A la base ce retour n’était pas prévu du tout, mais après ma fracture de l’omoplate, j’ai beaucoup échangé avec l’équipe, et nous avons fait le point sur ce qui allait et sur ce qui n’avait pas été cette saison, et on a remarqué que pour moi, les saisons durant lesquelles j’ai le mieux marché étaient celles où je pratiquais la piste. Je vais donc reprendre une activité piste qui a débuté à Bordeaux, et effectivement sur cette compétition j’ai pris beaucoup de plaisir ».

 

La coupe du Monde au Vélodrome National

« Ça va être cool de retourner courir sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines, dans le cadre de la Coupe du Monde sur piste. Je ne disputerai que la poursuite par équipes, dans les Yvelines, car je ne possède pas assez de points UCI pour être engagé sur d’autres épreuves. Avec la FFC, nous avons demandé une dérogation auprès de l’UCI afin que je puisse disputer d’autres compétitions, mais elle nous a été refusée. Je vais donc apporter mon expérience au groupe en poursuite par équipes. Je disputerai également la Coupe du Monde de Milton, toujours en poursuite par équipes. Quand j’ai parlé de mon intention de refaire de la piste à Steven Henry, entraîneur national de l’endurance, il m’a demandé de faire un mini-stage à Bourges afin de voir où j’en étais. A l’issue de celui-ci, il a décidé de me sélectionné pour la Coupe du Monde de Saint Quentin-en-Yvelines ».

 

Les Championnats du Monde piste 2019 ?

« Il n’y a rien d’arrêté, même si avec Steven nous avons regardé la date, et donc vu que ce mondial tombait une semaine avant Paris-Nice. Il faudra voir avec mon équipe, si c’est jouable pour moi. On va regarder tout cela, mais ce n’est pas impossible, reste aussi à déterminer quelles épreuves je pourrai disputer ».

 

Les Jeux de Tokyo 2020

« Il n’y a rien d’impossible là encore, cette année je me suis vraiment rendu compte que la piste me manquait. J’en ai besoin tout simplement. Je l’ai vu cette semaine sur Paris-Bourges, après ma séance piste de Bordeaux, j’avais retrouvé le jump qui est le mien aux arrivées de course. J’étais vraiment en jambes sur cette course, je marchais fort. J’ai besoin de la piste pour être performant sur la route. Les Jeux sur piste je n’y pensais pas trop ces derniers temps, mais si c’est réalisable avec ma saison de route en 2020, il faudra voir. En tout cas je ne ferme ni la porte au Mondial piste 2019, ni aux Jeux Olympiques sur piste en 2020 à Tokyo ».

 

 

Hervé Bombrun