Piste – Coupe du Monde – Saint Quentin-en-Yvelines – Endurance – Américaine – Élite femmes – Laurie Berthon et Coralie Demay

Les mots sont forts. Ils résument l’esprit qui règne au sein de l’équipe de France piste, et entre deux « coéquipiers » en Américaine. Ils sont de Laurie Berthon à l’adresse de Coralie Demay, sa « Coco ». Quand la Lyonnaise est descendue de la piste, elle est de suite allée voir la sociétaire de l’équipe FDJ-Nouvelle Aquitaine- Futuroscope qui « s’excusait d’avoir connu un jour sans ». Laurie Berthon lui a répondu illico. « Ce n’est pas grave, nous formons une équipe, on perd et on gagne ensemble, une fois c’est moi qui ne suis pas bien, une autre fois c’est toi ». « Je suis déçue car Laurie marchait très fort sur cette course, elle avait vraiment de superbes jambes, et moi j’ai connu un jour sans. Je me ressens de ma longue saison sur route et sur piste, on était à la maison, et si j’avais connu de meilleures sensations, celles qui sont miennes, généralement, on aurait pu prétendre à autre chose Je me sentais bien en poursuite par équipes, et ma force c’est de prendre des relais longs. Si j’avais réussi à rouler comme je sais faire, la place, on aurait pu prétendre à autre chose », ajoutait Coralie Demay, dépitée. « Je suis vraiment frustrée car elle marchait vraiment fort ».

« J’avais de bonnes jambes, mais comme je l’ai dit à Coco nous sommes une équipe, la course aujourd’hui était assez dangereuse, indiquait pour sa part Laurie Berthon. C’était compliqué de manœuvrer il fallait être en tête tout le temps, sinon je suis satisfaite de notre jambe. Je pense que si nous avait réussi à marquer plus de points en début de course, on pouvait, je pense viser le podium, la 3eplace. Les deux premières formations étaient vraiment au-dessus aujourd’hui. On continue de notre côté de travailler, et puis ce sera différent une autre fois. » Toujours regarder devant, la volonté de Laurie Berthon et de Coralie Demay.

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon