Piste – Coupe du Monde – Saint Quentin-en-Yvelines – Sprint – Vitesse par équipes – Élite hommes – Médaille d’argent

Sébastien Vigier a le sourire, ce qui toutefois ne l’empêche pas d’exprimer sa lassitude. « J’en ai assez de me faire battre en vitesse par équipes par les Hollandais, je suis déçu de faire une nouvelle fois deuxième derrière eux. Le faux-départ en finale ? J’ai été le premier de l’équipe à le voir. Est-ce que cela m’a stressé ? Non. Mais c’était un peu perturbant ». Benjamin de cette équipe de France qui sera reconduite à Milton, avec l’ajout d’un deuxième démarreur : Benjamin Edelin, en plus de Greg Baugé, Sébastien Vigier a bien vécu à Saint Quentin-en-Yvelines, son rôle de jeune premier aux côtés de ses deux coéquipiers multiple médaillés aux Jeux en vitesse par équipes.

« Les vieux ne m’intimident pas, rigole-t-il franchement. Non le fait de les côtoyer permet aux jeunes coureurs du groupe France, de progresser plus rapidement, d’apprendre plus vite. C’est très enrichissant ».

 

Enrichissant, mais aussi un gage de performance, car Baugé et D’Almeida vont encore vite. Greg l’a démontré en signant un chrono de 17 sec 4, sur le premier tour de la vitesse par équipes, ce soir. Mais le « Tigre » est un compétiteur né et il en veut toujours plus.

 

La deuxième place obtenue à Saint Quentin-en-Yvelines ne le satisfaisait pas. « Le premier sentiment qui me vient : amertume. On avait les moyens de mieux faire, mais le deuxième départ nous a mis dedans. Je fais un effort de 125 mètres, sur le faux-départ de nos adversaires, et derrière nous sommes vite remontés en piste. Moi, ce n’est qu’en voyant le commissaire ligne opposée que j’ai compris que les Hollandais avaient fait un faux départ. Je suis amer mais néanmoins ce soir j’ai vu de très belles choses, l’équipe roule vite. Il y avait une grosse attente autour de nous, et on peut être satisfait de ce que nous avons fait. C’est bien pour le staff, pour l’équipe de France ». Un bonheur que partageait son « soldat » de toujours, Michaël D’Almeida. « Ce que nous avons fait est intéressant, notait le dernier relayeur de l’équipe de France. On réalise une très bonne entrée en matière sur cette Coupe du Monde 2018-2019, d’autant que ce n’est pas dans l’ADN de l’équipe de France de sortir ses meilleurs chronos sur ce type d’épreuves. L’équipe aussi était nouvelle dans sa composition avec Greg en démarreur, Sébastien en deux, et moi en trois. Après il y a le faux-départ, et nous avons du mal avec ces faits de courses. Mais bon gardons le positif, capitalisons sur les belles choses que nous avons vues ce soir. » De belles choses porteuses de belles promesses.

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon