Piste – Coupe du Monde – Saint Quentin-en-Yvelines – Sprint – Vitesse par équipes – Élite femmes – Mathilde Gros

4temps des qualifications, l’équipe de France de vitesse par équipes élite femmes, composée de Sandie Clair et Mathilde Gros, a dû se contenter de la sixième place finale à l’occasion de la première manche de Coupe du Monde sur piste de la saison 2018-2019, disputée sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines.

« Nous sommes déçues, soufflait dès sa descente des rouleaux, Mathilde Gros, mais il ne faut pas oublier que nous formons une équipe « jeune », encore en construction. On peut être capable du meilleur comme du pire. Nous restons « fragiles ». Il faut, pour ma part, que je progresse, que je rectifie encore certaines erreurs. Je sais ce que je dois travailler, le départ notamment. On va regarder les vidéos et analyser tout cela afin d’être encore meilleures à Milton, au Canada, où se déroulera la deuxième manche de Coupe du Monde sur piste de la saison ». Mais à la maison sur « son Vélodrome National » de Saint Quentin-en-Yvelines, Mathilde Gros a sans doute ressenti une forme de pression, courir comme cela à domicile une épreuve internationale était une première pour elle, et ce galop d’essai est bon dans la perspective des Jeux de Paris 2024. « On veut aller chercher le podium au Canada », assénait, Mathilde. « Là, en plus, j’avais un peu changé mon braquet. Je tâtonne encore, j’apprends encore ».

 

Piste – Coupe du Monde – Saint Quentin-en-Yvelines – Sprint – Vitesse par équipes – Élite femmes – Sandie Claire

Apprendre encore et toujours, c’est aussi le crédo de Sandie Clair même après presque quinze ans au plus haut-niveau. La Varoise a été forte ce soir au départ. Elle a réalisé deux chronos de très bonnes factures, 19 sec 07 et 19 sec 09 au tour, mon record c’est 18 sec 92. J’en suis à un dixième et demi, c’est beaucoup et peu à la fois. Je sais en tout cas que je pars bien, que j’accélère bien. Il y a de la déception car nous étions quatrièmes des qualifications, et au final, comme aux Championnats d’Europe, cela se joue à peu. Mais ce peu se reproduit ici, c’est comme cela, c’est le sport de haut-niveau. On va tout faire pour inverser la tendance, il nous reste encore manches de Coupes du Monde pour bien travailler. C’est bien de pouvoir peaufiner les automatismes à l’entraînement, mais c’est aussi intéressant de répéter et répéter les courses, car il y a la pression, un surcroît de motivation aussi. C’est bien de pouvoir travailler de la sorte en vue des grandes échéances, car en vitesse par équipes, on perd et on gagne ensemble ». Sandie Mathilde veulent d’ailleurs de plus en plus se rapprocher de cette deuxième perspective.

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photos FFC – Patrick Pichon