Quentin Lafargue, François Pervis, Clara Sanchez - Piste –  Championnats du Monde – Sprint – Vitesse par équipes élite hommes

Quentin Lafargue, François Pervis, Clara Sanchez – Piste – Championnats du Monde – Sprint – Vitesse par équipes élite hommes

Démarreur de l’équipe de France sur ce mondial, le Mayennais a été le premier a éprouvé les deux faux départs que la France a subi lors du 1er tour des Championnats du Monde de vitesse par équipes

 

France Cyclisme : Quel est ton sentiment, François, à l’issue de la course ?

François Pervis : « On espérait forcément mieux, après il est clair que nous aurions été très déçus de terminer à la 4e place ! On ne va pas bouder notre plaisir de monter tout de même sur le podium. Je pense malgré tout que nous avions notre place en finale, gagner, honnêtement, je ne pense pas, car les Hollandais étaient vraiment trop fort. La demi-finale nous met dedans… »

 

FC : Pourquoi ?

FP : « On enchaîne trois nouveaux départs en moins de cinq minutes même pas, en une fois en course on ne bénéficie pas du flux d’air des autres coureurs en face qui tourne dans un sens. Même sans cela les trois départs en cinq minutes derrière c’est dur, surtout quand on sait ce que demande en explosivité un départ. Il faut tout arracher et là j’ai dû le faire à trois reprises, forcément cela nous a mis dedans ! On a été moins vite qu’en qualification, alors que pour la place de 3e et 4e nous avons été aussi que lors des qualifications, alors qu’à ce moment-là nous avions tout de même trois sprints dans les jambes ! On valait donc mieux en demi-, et on pouvait espérer notre place pour disputer l’or et l’argent.

 

FC : Une 2e place aurait changé beaucoup de choses ?

FP : Oui, c’est toujours bien et mieux de faire 2e que 3e, mais après je pense que nous n’avons rien à regretter, les 1ers étaient tellement monstrueux aujourd’hui. On a assuré le contrat minimum, si vu les circonstances de course ce que l’on pouvait aller chercher de mieux c’était l’argent, là avec le bronze on a sauvé les meubles. Nous n’avons pas baissé les bras. On su rester mobilisés pour aller chercher ce podium ».

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon