Valentine Fortin a fait sa course sans complexe, du haut de ses 18 ans. La sociétaire du Pôle France jeunes de Bourges, en endurance, « je n’ai pas couru en fonction d’une telle ou d’une telle, disait-il en mode récupération active sur son home-trainer, ce n’est pas parce qu’il y avait de grands noms du cyclisme féminin sur la piste que j’ai nourris des complexes, ajoute cet élève en DUT GEA, je n’ai pas non plus couru en fonction d’elle même si ce sont des filles qu’il faut surveiller ».
20e de son premier mondial en scratch élite femmes, Valentine Fortin a en tout cas appris beaucoup en l’espace d’une course. « C’est dur un championnat du Monde, soufflait-elle encore. C’est difficile de courir avec les « grandes », j’ai disputé quelques manches de Coupes du Monde cet hiver, mais cela n’a rien de comparable avec un Championnat du Monde ! Je suis en tout cas satisfaite d’avoir connu une telle expérience à 18 ans, ce n’est que du plus, plus en termes d’expérience, pour l’avenir. J’ai engrangé beaucoup de choses pour plus tard. » C’était le but de sa présence sur ce mondial 2018 aux Pays-Bas.

 

 

Hervé Bombrun