Benjamin Thomas a changé de dimension depuis 2017. Le coureur de la FDJ, équipe qui deviendra demain Groupama-FDJ, a en effet eu la désagréable sensation de voir une grande partie du peloton courir sur lui durant l’omnium d’Apeldoorn en raison de son titre obtenu dans cette épreuve l’an passé à Hong-Kong. « On s’est neutralisé sur la course aux points entre favoris, avec l’Espagnol, le Danois, et l’Allemand, et finalement cela a profité aux outsiders. Mais je reste concentré pour l’Américaine. On a une chance encore. La motivation est intacte, en cyclisme, on perd plus souvent que l’on gagne. C’est un échec donc il faut tirer le meilleur afin de repartir gonflé à bloc à la « guerre » demain ».

Fort, Benjamin a tenté plusieurs fois de doubler durant la course aux points, mais il n’a jamais eu de bon de sortie. « J’ai essayé même peut-être un peu trop de fois, dit-il. C’est sûr que j’avais une petite pancarte dans le dos, mais je le savais. Je n’ai pas la réussite avec moi aujourd’hui, cela fait partie du vélo. La tempo race me fait perdre beaucoup de points en me neutralisant avec l’Espagnol et le Danois, et je ne peux pas faire ce que je veux. Après sur l’élimination aussi je commets une petite erreur qui me fait perdre huit-dix points, mais avec des si on peut refaire comme on veut la course, mais aujourd’hui il y a eu plus fort que moi avec un bel omnium serré jusqu’au bout… »

 

 

Hervé Bombrun