Piste – Championnats du Monde – Apeldoorn – Endurance – Course aux points élite hommes – Morgan Kneisky

Piste – Championnats du Monde – Apeldoorn – Endurance – Course aux points élite hommes – Morgan Kneisky

Morgan Kneisky a pris la 12e place des Championnats du Monde de la course aux points remporté par Cameron Meyer qui a fait ce qu’il a voulu durant toute l’épreuve.

 

France Cyclisme : Quel est ton sentiment à l’issue de cette épreuve, Morgan ?

Morgan Kneisky : « J’étais comme je le redoutais, comme je ne voulais pas l’être : à contretemps tout le temps, durant la course un peu en recherche de sensations dans le peloton, en manque de repères. Je me suis fait dépasser par la course, j’ai de bonnes jambes, mais j’étais en manque de confiance. »

 

FC : Des regrets ?

MK : « Je n’attendais pas forcément grand-chose de cette course aux points, et depuis ma chute à la Polynormande, les points négatifs se sont accumulés. J’ai galéré pour retrouver une équipe, une bonne condition sur la piste. J’ai connu de bons moments sur la piste lors des six-jours cet hiver, mais les Coupes du Monde, les épreuves UCI, ont toujours été délicates. J’ai un gros manque de fond. J’ai beaucoup travaillé à l’entraînement, et je ne suis pas payé en retour. Mais j’ai connu pire et j’ai su redresser la barre par le passé face à des conditions beaucoup plus difficiles que celles-là ».

 

FC : Et par rapport à l’Américaine ?

MG : « Ce sera autre chose, c’est une toute autre course, même en ton en dessous on peut toujours redresser la barre. Ce n’est pas un effort de cinquante minutes, mais une multitude d’efforts de quarante secondes et à ce jeu-là je serai présent dimanche ».

 

FC : Et par rapport à ton avenir ?

MK : « La situation s’est débloquée voici deux-trois semaines, je suis désormais serein par rapport à mon avenir. Je ne peux en dire plus car il reste encore quelques détails à régler, et les choses seront officielles assez rapidement et le travail va pouvoir enfin commencer, et je l’espère jusqu’aux Jeux de Tokyo cette fois-ci. »

 

 

Hervé Bombrun

Crédit photo FFC – Patrick Pichon