Sébastien Vigier

Sébastien Vigier

Sébastien Vigier n’en finit pas d’épater, et de surprendre aussi.

 

Le jeune sprinter de l’INSEP a en effet réalisé des premiers pas remarqués chez les élite en l’espace de deux manches de Coupes du Monde, Glasgow et Appeldoorn, les deux premières de sa carrière.

 

Il convient de le souligner. Il a réalisé la prouesse en vitesse individuelle aux Pays-Bas de se classer 3e, il ne faut pas le désigner de suite comme un prophète, mais souligner sa belle production et son envie de bien faire. « Je ne sais pas ce que représente réellement ce podium, dit-il à France Cyclisme, juste que je suis super content, mais de là à dire que cela représente quelque chose. Je me suis beaucoup entraîné dans ce but, j’ai été sérieux, et cela paie. Je suis content ».

 

Heureux de la manière aussi dont il y est parvenu.

« Battre Hoogland pour le match 3 et 4, c’est quelque chose de bien, j’avais un peu peur avant avant notre confrontation, surtout qu’il court super bien, mais il était aussi fatigué en cette fin de tournoi, et cela s’est bien passé pour moi. Ce sprinter possède en plus un beau palmarès, et physiquement c’est une belle bête. »

 

Vigier en est aussi une, lui qui a réalisé le meilleur temps du tournoi sur le 200 mètres lancé. « Ce n’est pas mon meilleur temps sur un 200, j’ai fait 9 sec 81 aux championnats d’Europe, à Saint Quentin-en-Yvelines, mais je suis content là encore d’avoir réalisé un tel chrono, car je ne m’y attendais pas. Mais au final ce n’était pas le plus important à mes yeux, ce qui l’était davantage était de faire un bon tournoi de vitesse, car après j’ai plus de mal en match. J’ai confirmé en match en un contre un mon bon chrono sur le 200, et je suis content ».

 

 

Place maintenant pour lui à une coupure, puis la reprise d’un gros cycle de travail jusqu’à Noël, « et après on verra », dit ce coureur qui est revenu de ses joutes en Coupe du Monde avec également deux podiums en vitesse par équipes, avec une place de démarreur à Glasgow puis celle de 2e relayeur A Appeldoorn.« Et à choisir, je préfère le poste de 2e, car il enlève une certaine forme de pression, et le fait de revenir fort sur le 1er en fin du 1er tour, et être lancé pleine balle, cela me plaît. Les podiums en vitesse par équipes, je savais que l’on pouvait les faire. On n’était pas loin aux Europe, Glasgow l’a de suite confirmé. Je suis super satisfait de faire trois médailles sur deux Coupes du Monde que l’on vient de disputer. J’ai beaucoup stressé avant Glasgow c’était ma 1ère participation à une manche Coupe du Monde et j’avais peur de mal faire. Cela s’est bien passé au final et j’étais plus relâché à Appeldoorn ». Cela s’est vu et mesuré en termes de résultats, aussi.

 

 

Hervé Bombrun