Virginie Cueff est en constant progrès.

 

Ils ont pu être mesurés avec cette belle quatrième place en vitesse individuelle lors des championnats d’Europe piste, à Grenchen, en Suisse, puis une deuxième place en keirin. Une médaille « qui fait du bien », à la Bretonne, sprinteuse appliquée et qui s’investit à fond pour progresser, obtenir de bons résultats. « Je fais un super 200, dit-elle d’emblée à France Cyclisme. J’avais réalisé 10 sec 96 à Saint Quentin-en-Yvelines, lors des championnats du Monde, et là je fais 10 sec 94. On se tient toute en quelques dixièmes. Je me qualifie pour le dernier carré de ce tournoi, cela faisait longtemps que je n’avais pas atteint ce niveau, et j’en suis ravie. Après l’enchaînement des matches m’a coûté beaucoup d’énergie, c’est un domaine qu’il faut que je travaille encore ».

 

Arrivée avec plus de « fraîcheur » sur le keirin qui était programmée deux jours après la vitesse individuelle, Virginie Cueff a « couru, explique-t-elle, cette épreuve en « patronne ».

 

J’ai fait en effet les courses que je voulais faire, et en prime, il y a cette médaille d’argent au bout. J’avais de superbes jambes, d’excellentes sensations. C’est toujours rageant quand on est dans de telles dispositions de perdre une course, mais j’espère aussi que de telles opportunités se présenteront à moi de nouveau ».

 

Virginie Cueff sait que de toute manière son implication à l’entraînement paye année après année. « On bosse comme les garçons à l’entraînement avec autant de sérieux, mais nos résultats ne se voient pas encore à niveau continental ou international », nous avait-elle dit à Bordeaux, d’ailleurs, à l’occasion des Championnats de France élite. Cette « visibilité » est désormais acquise.

 

« C’est vrai que c’est en train de se voir, sourit-elle. Je bosse beaucoup à l’entraînement, mais aussi en dehors des séances, mais je ne peux pas tout dire. Il y a une équipe autour de nous, autour de moi, et c’est en train de payer. J’ai été frustrée l’an passé des Europe, de mon élimination en 16e de finale des championnats du Monde de vitesse individuelle à SQY, alors que du monde avait fait le déplacement pour me soutenir. Je me suis dit que je n’avais pas le droit de faire cela, maintenant la courbe est inversée. Je ne m’attendais pas à marcher autant à Grenchen, car nous n’en sommes qu’au début de saison, maintenant j’aimerai bien refaire de belles performances la semaine prochaine, à Cali, à l’occasion de la 1ère manche de Coupe du Monde sur piste. »

 

 

Hervé Bombrun