Steven Henry et sa « jeune » Équipe de France de poursuite par équipes n’ont pas à rougir de leur mondial Londonien.

 

Il n’y a pas photo de toute manière entre la Grande-Bretagne, portée par un Bradley Wiggins capable d’emmener deux fois deux tours de relais pour son équipe, et les autres nations.

 

L’ancien vainqueur du Tour et Champion Olympique ici même des JO sur le contre-la-montre est bien parti pour décrocher à Rio, les derniers lauriers de son immense carrière sur piste, en poursuite par équipes donc, l’une des deux disciplines sur la piste lui ayant permis de se faire nom et palmarès.

 

Avoir un ancien vainqueur du Tour de France sur un championnat du Monde piste, c’est aussi la preuve que les deux disciplines ne sont pas incompatibles. La Grande-Bretagne l’a démontré en tout cas.

 

Un jour peut-être les Denis, Maître et Thomas marcheront dans les mêmes pas que l’un des « maîtres » mondiaux de la poursuite par équipes. 11e de leur 1er mondial les jeunes français ont signé un temps de 4 mn 05 sec 102.

 

« Le groupe est jeune », soulignait Julien Duval, le quasi doyen de ce quatuor âgé seulement à 25 ans ! « Cet équipe est en construction, confirmait le DTN de la Fédération Française de Cyclisme, à France Cyclisme. On est aujourd’hui à notre place, mais ces coureurs peuvent former l’ossature de la poursuite par équipes en France à l’avenir. Il faut juste trouver les bonnes dispositions pour cela avec leurs structures sur la route, le bon équilibre afin de gérer cette équipe, l’accompagner et la faire progresser sur la piste et en poursuite par équipes, sans pour autant qu’ils mettent à mal leur carrière sur la route. L’ossature de cette équipe est belle en tous les cas. On de jeunes coureurs bien profilés, peut-être que Julien Duval après ce mondial prendra une orientation plus de routier. Mais les trois autres sont de ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui la « génération Tokyo ». »

 

Hervé Bombrun
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

 

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