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Laurie Berthon
Crédit photo FFC – Patrick Pichon

Laurie Berthon n’en finit pas de téléphoner. Assise dans un coin, ses ongles bleu-blanc-rouge tapent sur les touches de son smartphone. Il y a son père, Xavier, ancien très bon coureur de 1ère catégorie, à l’autre bout de l’appel. « Il est comme un fou, indique Laurie. Ghyslaine sa maman multiple championne du Lyonnais de vitesse, est sans doute dans le même état de joie et d’excitation mêlée. Le cyclisme est une religion chez les Berthon. « Cette médaille est aussi pour eux, toute ma famille était à la maison pour regarder ma course, et ils sont là pour moi depuis le début, me soutiennent dans ma passion que je gagne ou que je perde. »

 

Un autre homme joue ce rôle, assure cette présence auprès de Laurie, c’est Samuel Rouyer son entraîneur. « Il me connaît, a appris à me connaître, et on fonctionne en parfaite harmonie lui et moi. On est très proche. C’est comme cela que fonctionne le haut-niveau dans le sport avec un rapport fort entre entraîné et entraîneur ».

 

Un mode sport qui est total chez la médaillée d’argent des Championnats du Monde de l’omnium dames, en couple depuis des années avec le médaillé de bronze des championnats du Monde du kilomètre 2016, Quentin Lafargue. «Être tous les deux sportifs de haut-niveau et vivre ensemble nous tire vers le haut, ajoute la Lyonnaise. Il a remporté une médaille ici, et je voulais faire de même. On rentre à la maison avec deux médailles, c’est énorme. »

 

Une médaille d’argent, sa toute 1ère sur un mondial, acquise lors du dernier sprint de la course aux points qu’elle a remporté. « Je savais qu’il fallait que je gagne, et qu’elle fasse 2e pour aller chercher la médaille. J’avais vraiment en tête d’aller chercher cette médaille d’argent ». Inutile de dire que devant sa télé, papa Xavier a du crier comme jamais devant la prouesse de « sa » Laurie.

 

Hervé Bombrun