Mathilde Gros- championnats du monde 2017 – 5e de la vitesse individuelle

Si la journée d’hier n’a pas apporté de médailles à l’équipe de France sur piste à l’occasion des Championnats du Monde 2017, à Hong-Kong, elle a néanmoins été placée sous le signe de signaux plus que positifs.

 

Les Françaises se sont en effet classées 7e de la poursuite par équipes, ce qui démontre les progrès qu’elles sont parvenues à réaliser en l’espace de quelques mois.

 

Mathilde Gros a, elle, établi un nouveau record du Monde juniors sur 200 mètres lancé, et c’est de fait approprié le record de France élite en bouclant la distance en 10 sec 826 (moyenne 66, 506 km/h), à seulement 17 ans ! Ne l’oublions pas. « Ce double record est tout simplement incroyable. Je suis super contente de l’avoir battu, et très franchement je ne m’y attendais pas, dit-elle. J’avais le même braquet que j’utilise tout le temps. Je n’ai rien changé ». Qualifiée de suite pour les huitièmes de finale, Mathilde Gros s’est retrouvé à ce stade de la compétition face à la Coréenne, Hyejin Lee. « Ce match était très tendu, car je n’avais pas le droit à l’erreur ».

 

La jeune sociétaire de l’US Créteil le remporte avec brio et dispute son quart de finale des championnats du Monde de vitesse individuelle Élite face à cette « vieille connaissance » de Simona Krupeckaite. « Les deux manches face à la Lituanienne étaient serrées, poursuit Mathilde. Je voulais vraiment la battre mais malheureusement elle possède beaucoup plus d’expérience que moi, et ce facteur a joué en sa faveur ».

 

5e au final de son tout premier Championnat du Monde élite dames de vitesse individuelle, Mathilde Gros issu du basket, et repéré à Aix-en-Provence par Fabrice Vettoretti, a en tout cas confirmé à Hong-Kong tout le bien que l’on pensait d’elle : cette jeune fille, juniors deuxième année, possède en effet toutes les qualités pour devenir dans quelques années, la grande dame du sprint que la France attend depuis la retraite d’une certaine Félicia Ballanger.

 

Hervé Bombrun

crédit photo FFC – Patrick Pichon