VITESSE

 

Petit phénomène dans les rangs juniors, avec trois titres de champion du Monde remportés en 2008, au Cap, en Afrique du Sud, Quentin Lafargue incarne la nouvelle « vague » du sprint tricolore. Il a en effet « tricoté » depuis des années son palmarès tricolore avec des titres obtenus sur le kilomètre, en keirin… et cette année, il a franchi un cap de plus, en devenant champion de France de vitesse individuelle, la discipline reine du sprint.

 

« Je suis content de cette victoire car j’ai bataillé avec les tout meilleurs durant ce tournoi de vitesse. Je reviens de loin car ma saison 2014 a été difficile, mais j’ai su me remettre en questions, travaillé en cherchant à bonifier mes points faibles. J’ai réussi à aller chercher le titre de champion de France qui me manquait. Je gagne en plus en éliminant en demi-finale le champion du Monde en titre, et en finale je gagne devant Kévin Sireau plusieurs fois médaillé lors de championnats du Monde dans cette discipline. C’est une belle victoire, et je veux en profiter. »

Médaillé d’argent, Kévin Sireau avait lui aussi le sourire malgré la défaite. « Je suis très satisfait car cela faisait longtemps que je n’étais pas monté sur un podium aux championnats de France de vitesse. Je passe sous la barre des dix secondes sur le deux cents mètres lancé, et contre Grégory, je fais de bons matches. Je passe en finale au bout de trois manches cela veut dire que j’ai grillé des cartouches. Mais Quentin avait aussi signé le meilleur temps sur 200 ce matin. J’espère maintenant aller aux championnats d’Europe, faire au moins la vitesse par équipes avec Greg Baugé et Michaël D’Almeida et si j’ai le choix disputer les manches de Coupe du Monde de Londres et Cali. J’ai en tout cas l’impression d’avoir remonté la pente, car cela faisait depuis Londres que je galérais. Là, j’ai l’impression de tourner la page et que les choses se remettent dans le bon sens. »

 

Hervé Bombrun