La rage du champion, l’envie de se surpasser pour honorer son rang, son maillot de champion du Monde. C’est tout cela à la fois qui a été le moteur de François Pervis lors de la finale du championnat de France de keirin hommes courue en fin d’après-midi sur le vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines. Un match de titans, un de plus, puisque à la deuxième place, on retrouve Grégory Baugé, tandis que le jeune Benjamin Edelin a démontré qu’il pouvait avoir un avenir dans cette discipline qui fait la part belle aux sprinteurs longs. « Je n’avais pas du tout envie pour tout dire, indiquait auprès de ffc.fr, le triple champion du Monde sur piste 2014. J’ai pris cela comme un exercice et au final, ça été un bon exercice. C’est dur en ce moment pour moi, car comme je le répète depuis le début des compétitions, je suis dans un gros cycles de préparation d’entraînement, avec beaucoup de route, l’utilisation de gros braquets. Mais je voulais aussi montrer qu’au pied du mur, je pouvais m’en sortir. Que j’en étais capable, c’est cette énergie là que j’ai eu lors de cette finale de keirin. Je voulais montrer que malgré tout, on pouvait compter sur moi. Et puis il y a aussi les spectateurs qui étaient nombreux, cela faisait du bruit, poussait, encourageait. C’est ce que l’on veut, demande nous les coureurs. Cela nous booste d’avoir du public derrière nous, ça donne vraiment envie quand le vélodrome est comme cela aux trois quarts plein. » A François Pervis, en tout cas, même dans en pleine phase de préparation, cela lui donne en tout cas des ailes. La preuve !Hervé Bombrun