La jeunesse a pris le pouvoir aux championnats de France de vitesse individuelle juniors. Sébastien Vigier et Melvin Landerneau se sont en effet disputés le titre national, à Hyères, alors qu’ils découvrent cette catégorie. Le grand favori, Benjamin Gil, lui, a vu s’envoler tous ses espoirs en demi-finale, battu par le futur champion de France Sébastien Vigier, justement. « Je n’étais pas dans un bon jour, déclarait le sprinter de la Région Centre, finalement médaille de bronze. J’avais trop de pression, et j’étais « endormi », pas assez « débloqué » aussi. Je me suis réveillé sur le tard pour la petite finale, exactement. Sébastien Vigier était très fort, technique et physiquement. Mais lui par rapport à moi n’avait rien à perdre, tout simplement. » Exact ! Et le match livré face à Gil a d’ailleurs servi quelque part de déclic à Vigier… qui a sans doute « livré » une finale avant l’heure, tant son adversaire à quatre matches de la victoire était un « gros » morceau. « J’aime les matches de vitesse, cette sensation de face à face, et puis la sensation de vitesse que procure tout simplement cette discipline, racontait pour sa part le nouveau champion de France juniors, qui s’était classé troisième l’an passé en cadets 2. Le titre, je ne réalise pas. C’est un rêve que tu fais quand tu es enfant (sic !). Oui, battre Benjamin Gil, qui est l’un des meilleurs sprinters mondiaux chez les juniors, c’est grand. Psychologiquement cela m’a libéré, car il est plus fort que moi physiquement, tactiquement. » Mais le sport n’est pas une science exacte, et Sébastien a su le démontrer… lui qui risque de rencontrer souvent ses prochaines années, Melvin Landerneau… athlète racé et rapide qui a signé un bon temps sur 200 mètres : 10 sec 6 « J’ai été surpris, déclare le futur pensionnaire de l’INSEP à la rentrée prochaine. Je ne pensais pas du tout faire ce temps, ni même me hisser en finale de ce championnat de France de vitesse juniors, car cette année j’ai connu pas mal de soucis physiques : pubalgie, déplacement du bassin, entorse à une cheville. C’est vraiment une bonne chose d’’être là en finale. »

Hervé Bombrun
@Lafrancecycliste