Marie Dufour a de la suite dans les idées. Sacrée championne de France cadette l’an passé, la sociétaire du comité Région Centre a récidivé cette année en juniors dès son entrée dans cette catégorie. « L’an passé c’était mon premier titre, j’avais plus d’émotion, là j’y étais plus préparée, déclarait-elle. J’ai fait aussi des stages avec l’Équipe de France sprint, car cette saison je vais disputer les championnats d’Europe. J’ai déjà eu une petite idée de ce que pouvait-être ce niveau là lors du grand prix de Cottbus en Allemagne, auquel j’ai participé récemment. Les filles dès les juniors sont hyper spécialisées en vitesse, c’est très fort et très tactique. » Cela tombe bien Marie Dufour sera elle aussi dans une pépinière du sprint à la rentrée prochaine puisqu’elle va intégrer l’INSEP au mois de septembre, dans le but de devenir une spécialiste du sprint. Ce que ne sera pas sa dauphine, Margot Dutour (Aquitaine) qui a disputé le tournoi de vitesse juniors… dans un seul et unique but : se débloquer en vue… des championnats de France de poursuite individuelle dames qui auront lieu demain ! « J’avais fait troisième l’an passé de cette épreuve, et c’est mon gros objectif cette semaine, déclare cette athlète qui s’est classée quatrième en juniors de la manche de Coupe de France de Pujols, et 1ère de celle de Sauternes. Médaille d’argent c’est vraiment bien, je ne m’y attendais pas. Je ne pensais même pas aller en finale ! La vitesse c’est vraiment quelque chose de spécial, il faut être à 100 % dedans. Cela demande de se spécialiser. » Ce qu’a fait depuis quelques temps Mélissa Bourhis, dans son comité en Bretagne, et la médaille de bronze qu’elle a accroché dans le Var a un double sens pour elle. « Une revanche par rapport à l’an passé car je me suis classée quatrième, mais aussi une forme de récompense, car j’arrête le vélo après ce championnat de France. Je vais faire une prépa économie en région Parisienne, et je ne pourrais plus m’entraîner comme je le fais actuellement. » Il faut dire que jusqu’à maintenant son lieu d’entraînement était vraiment sur le pas de son domicile. « Je suis en effet licenciée au VC Rennais, mais je vis à Plouzané et je m’entraîne sur le vélodrome de ma ville… qui est distant de deux minutes de ma maison ! » En effet…

Hervé Bombrun
@Lafrancecycliste