FRANCOIS-PERVIS.© FFC - Patrick Pichon

FRANCOIS-PERVIS
.© FFC – Patrick Pichon

Nul ne sait encore si François Pervis réalisera le même parcours qu’en 2014 à Cali, mais le voilà déjà au terme des championnats du Monde de keirin 2015 à un tiers de son « marathon » de sprints qu’il s’inflige depuis l’an passé en Colombie, avec la réussite en prime.

 

Le Mayennais a en effet réussi dans un Vélodrome National au comble de l’explosion de bonheur à conserver son titre mondial de keirin, un exemple en soit, si l’on considère le caractère fluctuant et capricieux de cette épreuve importée du Japon.

 

Mais Pervis l’a maitrise à la perfection ou presque, une science acquise chaque année lors d’une immersion dans ce pays pour la tournée internationale réservée aux coureurs étrangers.

 

Mal « embarqué » en demi-finale, obligé de passer en cinquième épaisseur et de profiter ensuite de la pente pour aller arracher la deuxième place, et sa place en finale, François Pervis qui retient très vite les leçons, a livré une copie parfaite en finale.

 

« J’ai vraiment passé un sale hiver, confiait-il à l’arrivée, alors que le public enchaînait les « hola » pour le saluer. Je n’étais pas bien ce matin encore, il y a un mois je chute à Cali. Mais je me suis dit c’est un championnat du Monde, je dois passer au-delà, comme d’habitude croire en moi, en mes chances. Je me dis quand je suis comme cela que je suis l’homme le plus rapide du monde sur le kilomètre et le 200 mètres lancé. C’est une manière de me réconforter. »

 

Une méthode coué qui fonctionne. La preuve.

 

« Il y a aussi ce public qui est formidable, comment ne pas performer quand on court devant une telle ferveur populaire ? Cela transcende aussi, là il y a deux cars qui sont venus de la Mayenne avec mes supporters.

Ils seront 350 dimanche ! Je n’ai même pas mal aux jambes ce soir, je suis sur un nuage ! C’est fou je réside à 500 mètres d’ici, je m’entraîne ici toute l’année. Je conserve mon titre en keirin, j’étais parmi les favoris. Je gagne. Il n’y a pas de mots pour décrire réellement ce que je ressens. »

 

 

Hervé Bombrun