Le haut-niveau n’est pas seulement un « cadre » réservé aux athlètes, mécaniciens, kinés et entraîneur de l’Équipe de France. Les arbitres de la FFC ont aussi pour la plupart quand ils empruntent cette voie, l’idée d’aller voir au plus haut possible en matière « d’arbitrage ».

 

Aux championnats du Monde piste UCI 2015 de Saint Quentin-en-Yvelines, c’est en quelque sorte « trois équipes » de poursuite par équipes qui représentent la France du côté de l’arbitrage, avec dans le rôle du «coach », pardon le terme exact, est coordinateur de ce joli « peloton », Didier Simon, président de la Commission Nationale du Corps Arbitral de la FFC. « Les arbitres qui ont été désignés par la FFC, dit-il à France Cyclisme, sont des adjoints au jury international. Celui-ci sous l’égide de l’UCI est composé de sept arbitres, et nous, FFC, nous avons mis à disposition douze adjoints en fonction des épreuves, chacun à une attribution différente : juge à l’arrivée, assistant au départ, juge adjoint pour les épreuves comme le scratch, à la vérification du matériel, des tenues. Il y a aussi des arbitres, 4, dans les virages, chronométreur, des teneurs pour les épreuves contre-la-montre, au compte-tour, à la cloche ».

 

La sélection s’est faite, comme l’explique encore, Didier Simon, « en tenant compte des compétences de chacun, et en essayant au maximum d’aller chercher des personnes sur le plus grand nombre de comités possible. Les arbitres retenus sont tous titulaires du niveau fédéral, c’est-à-dire le plus haut-niveau en terme d’arbitrage au sein de notre fédération. » Le haut du « panier » donc, l’élite en la matière. « Un championnat du Monde pour nous, c’est quelque chose dans une carrière. C’est extraordinaire, on côtoie nous aussi les sommets. On touche du doigt le haut-niveau dans notre fonction. »

 

Didier Simon sait parfaitement de quoi il parle lui qui a déjà assumé la fonction de président de jury lors de Jeux Olympiques ! « On se doit d’être performant, nous n’avons pas le droit à l’erreur, c’est ce que réclame notre fonction de toute manière sur n’importe quelle épreuve, mais sur un épreuve comme un Championnat du Monde, il y a une exposition médiatique, une certaine forme de pression, ajoute Didier. Un titre de champion du Monde pour un athlète ce n’est pas rien. Il y a parfois des décisions à prendre, des règles à faire respecter comme cela a été le cas en début de compétitions avec la vitesse par équipes. C’est parfois difficile, dur, mais nous sommes là pour faire appliquer la règle. Il faut donc dans de tels instants savoir faire face, rester logique, et faire appliquer le règlement. » Car sans règle, pas de sport, c’est mathématiques, logique et imparable. Un rôle qui peut-être parfaitement « mixte », en plus. « J’ai d’ailleurs veillé à cette forme de parité entre hommes femmes au sein de mon équipe d’adjoints, conclut Didier Simon. Il est en effet important de donner cette image au sein du corps arbitral fédéral, tout comme il est aussi primordial d’attirer des jeunes hommes et femmes. »

 

 

France Cyclisme

 

COMMISSAIRESLes arbitres français aux championnats du Monde piste UCI 2015, Vélodrome National, Saint Quentin-en-Yvelines

 

Rodoplhe Cramete (Ile-de-France), Guillaume Verger (Pays-de-la-Loire), Didier Tiffon (Aquitaine), Philippe Bessettes (Midi-Pyrénées), Jean-François Maillet (Ile-de-France), Carine Broustaut (Aquitaine), Philippe Courbe (Normandie), Audrey Perréon (Rhône-Alpes), Éric Puren (Bretagne), Roger Grenier (Alsace), Wilfried Richard (Picardie), Séverine Jamain (Poitou-Charentes)

 

Coordinateur : Didier Simon (Bretagne)

 

Commissaire jury UCI : Alain Koszyczarc (Poitou-Charentes)