VINCENT-JACQUETDeux journées de compétitions, deux médailles d’or pour la France en vitesse par équipes et keirin, épreuves Olympiques, plus deux records de France en poursuite par équipes, le mondial UCI Piste 2015 est parti sur des bases élevées pour l’Équipe de France.

 

L’analyse de Vincent Jacquet, Directeur Technique de la Fédération Française de Cyclisme

 

 

France Cyclisme : Avant ce mondial, Vincent, vous avez eu une réunion avec François Pervis, et ses entraîneurs Laurent Gané et Franck Durivaux ?

Vincent Jacquet : « Oui, François n’était pas très bien. On s’est réuni dans mon bureau tous les quatre et on s’est dit des choses. On lui a fait comprendre que des titres de champion du Monde cela se défendait, le couteau entre les dents si il le fallait, quitte aussi à mourir sur la piste, mais qu’il fallait y aller. Ce que l’on s’est dit ce jour-là ne nous regarde que nous quatre, c’est à nous et personne n’a à le savoir. François avait besoin de se reconstruire à quinze jours de ce rendez-vous mondial, et nous l’avons aidé à le faire. On l’a isolé, puis enlevé autour de lui des choses qui pouvaient le parasiter, afin de le reconstruire pour qu’il puisse performer et aller chercher des victoires. »

 

France Cyclisme : Le bilan de l’équipe de France au terme des deux premiers jours de course est de deux titres de champion du Monde, dans deux disciplines Olympiques.

 

Vincent Jacquet : « Oui, et c’est bien car ce sont deux succès dans deux disciplines Olympiques, il y a eu les deux records de France en poursuite par équipes hommes, une belle septième place au final, la quatrième place d’Élise Delzenne en course aux points, mais au-delà de cela ce qui me ravit, Directeur Technique de la Fédération Française de Cyclisme, c’est l’état d’esprit dont fait preuve cette équipe de France sur piste, endurance et sprint sur ces championnats du Monde 2015, chez nous à Saint Quentin-en-Yvelines. On a connu des mois difficile, mais nous n’avons pas lâché. On a été là auprès des athlètes quand ils étaient dans la difficulté, comme nous sommes là avec eux dans les moments de joie. Il y a un état d’esprit Équipe de France. On sent désormais une unité autour de valeurs individuelles et collectives, les gens se rapprochent. Le groupe vit ensemble, rigole, se parle. On a fait en sorte que ce groupe redevienne une équipe par le biais de notre travail, de notre abnégation et de nos valeurs. L’Équipe de France est aujourd’hui un groupe qui communique et se dit les choses. Et cela c’est très important pour moi. »

 

 

 

Recueillis

Par Hervé Bombrun