GanéLa pression monte doucement avant les Championnats du Monde piste UCI 2015 à Saint Quentin-en-Yvelines.

 

Mais elle est positive, car l’équipe de France a envie d’en découdre, cela piaffe d’impatience dans le camp bleu.

 

« L’ambiance est bonne au sein du groupe, indique à France Cyclisme, Laurent Gané.

 

Je sens tout le monde bien, le collectif est soudé. Les athlètes sont apaisés, bien dans leur tête, ça rigole. Nous avons bien travaillé ces dernières semaines. Il n’y a en tout cas aucune tension, pas de nervosité. »

 

Homme de rassemblement et d’expérience, le néo-calédonien, champion Olympique de vitesse par équipes à Sidney, qui a endossé depuis quelques semaines le rôle de manager de l’équipe de France du sprint, a fait du bien au groupe, en compagnie de l’entraîneur national Franck Durivaux.

 

Sa motivation, son passé, sa transmission de savoir rejaillit sur l’ensemble du groupe, notamment par le biais de son discours qui est fort, franc, direct et concis.

 

« Je conduis l’équipe de France comme si c’était ma propre carrière que je devais écrire, dit-il encore. J’apporte mes compétences, mon savoir aux athlètes. Je leur transmets mon vécu. Ce n’est pas une deuxième carrière dans le sens littéral des choses, bien évidemment, mais j’y mets tout mon cœur, une grande implication. Et surtout, je suis heureux avec cette équipe. Je sens en plus que mes coureurs sont apaisés, et c’est de bon augure avant ces championnats du Monde piste UCI 2015 sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines.

 

On est une équipe, les gars et les filles parlent ensemble, rigolent. Après, avant une grande compétition, il y a toujours un peu d’appréhension et c’est normal, comment pourrait-il en être autrement, mais je sens tout le monde bien, je le répète. Nous avons travaillé dur après la manche finale de Coupe du Monde à Cali, et ces quinze derniers jours nous avons fait surtout de l’affûtage. Le groupe en tout cas prêt pour aller au combat, et moi, coach, je peux dire que j’ai vu de belles choses aux entraînements. Maintenant, comme je le dis souvent, je ne vends jamais de médailles avant une compétition.»

 

 

Hervé Bombrun