Bryan Coquard aime les choses bien faites. Et le sprinter de l’équipe Europcar est donc de fait soulagé avant de plonger en direction du mondial piste UCI 2015 de Saint Quentin-en-Yvelines. En effet, comme tout « compétiteur » qui se respecte le médaillé d’argent des Jeux de Londres en omnium, aborde le mondial piste au Vélodrome National l’esprit un peu plus léger, du fait qu’il a su et pu ouvrir son compteur victoire 2015 sur les routes de l’Étoile de Bessèges.

« Je suis content d’avoir remporté ce succès, indique-t-il à France Cyclisme. Je marchais bien sur cette épreuve, la veille déjà de mon succès, j’aurai pu trouver l’ouverture. J’étais en passe de gagner, je pense, mais je chute. Le lendemain, on a su mieux manœuvrer ». Ce succès permet à Bryan Coquard d’être le premier pro français à avoir gagné une course cette année, même si Tony Gallopin (Lotto Belisol), lui a rapidement répliqué.

« Être le premier français à gagner ce n’est pas la chose importante, confie-t-il encore, ce qui l’est c’est d’avoir gagné. Cela m’aurait embêté de ne pas avoir gagné sur la route avant les championnats du Monde piste, en plus cette victoire me donne le moral. Cela valide ma condition, et c’est bien aussi pour Jean-René Bernaudeau mon employeur. Notre équipe cette année n’est plus pro-tour et le fait que l’on gagne de suite, montre que nous sommes là dès l’ouverture de la saison. Que nous avons a le niveau. Cette victoire me donne confiance avant la piste. »

La piste, la passion de Bryan Coquard qui rêve d’un succès sur l’Américaine à Paris, où pour être plus précis sur le bois de Saint Quentin-en-Yvelines ! «Un titre mondial en Américaine changerait peu et beaucoup de choses à la fois pour moi, fait-il savoir. C’est en effet un rêve de gosse que de gagner un championnat du Monde piste, et surtout dans cette épreuve que je considère comme l’une des plus belles. Ce serait en plus un titre élites (NDRL : Bryan en a connu deux chez les juniors), et qui plus est obtenu en France, chez nous, devant notre public. La piste c’est vraiment mon dada et ce serait sympa de pouvoir enfiler ce beau maillot blanc aux couleurs de l’arc-en-ciel, et ensuite tout au long de ma carrière avoir le loisir quand je disputerai une américaine d’avoir les liserés de champion du Monde sur mon maillot… Ce serait un réel plaisir. »

 

 

 

 

 

 

 

Hervé Bombrun