Laurie berthon

Laurie-Berthon – © FFC – Patrick Pichon

Laurie Berthon a un gros moral, installée à Saint Quentin-en-Yvelines, la sociétaire du comité Rhône-Alpes sait qu’elle entre dans la « dernière ligne droite » avant les championnats du Monde piste UCI 2015, qui se dérouleront sur le Vélodrome National. Troisième l’an passé du classement général de la Coupe du Monde de l’omnium, l’ancienne sprinteuse affiche ses ambitions pour cette épreuve.

 

« J’ai une médaille dans la tête, c’est l’objectif que l’on s’est fixé avec Sam (NDLR : Rouyer). Disputer un mondial à la « maison » c’est plus motivant que stressant pour moi. J’ai une grosse envie de bien faire, et je vais tout faire pour essayer d’aller chercher cette médaille. »

 

Pour cela, Laurie a changé « sa méthode d’entraînement. On a décalé mon programme d’entraînement, et on a tenté de faire en sorte que je suis au sommet de ma forme le jour « J », c’est ce que l’on a cherché à faire. L’an passé, j’étais bien lors de la finale de Coupe du Monde, et un peu moins bien sur le mondial, on a essayé de décaler au maximum cela », ajoute celle qui portera cette année les couleurs du VC Saint Julien en Genevois sur la route, « avec de belles épreuves au programme, comme les manches de Coupe de France, et des épreuves par étapes, à l’image du Tour du Poitou-Charentes. » Mais avant de plonger dans le costume de « routière », Laurie a quelques derniers tours de piste « internationaux » à donner sur l’anneau de « SQY », avec des idées d’étoiles dans la tête. « Mon hiver s’est bien passé, confie à France Cyclisme, la championne de France de l’omnium.

 

J’ai progressé en poursuite individuelle. Le changement de règle en omnium avec tous les points qui comptent en course aux points est aussi un avantage. Il y a plus de marquage entre concurrentes, c’est difficile aussi de doubler désormais car tout le monde surveille tout le monde compte tenu des points distribués et du capital que peut représenter le fait d’en marquer beaucoup. Les trois quatre premières ne sortent pas, seules peuvent s’échapper les filles qui ne jouent « plus » le classement général. Cela se joue vraiment sur les sprints. » Mode d’expression qui sied parfaitement à Laurie Berthon…

 

 

Hervé Bombrun