Laurent Gané .© FFC - Patrick Pichon

Laurent Gané
.© FFC – Patrick Pichon

« C’est énorme ! » Laurent Gané qui n’est pas du genre à se laisser submerger par les émotions, a du mal à trouver ses mots.

 

Il a les yeux qui rougissent sans qu’ils ne puissent maîtriser cet afflux de petites larmes perlées qui montent au coin de ses yeux.

 

« Il y a cinq mois on m’aurait dit que nous allions être sacré champion du Monde de vitesse par équipes, dit-il à France Cyclisme, je ne l’aurai pas cru.

 

Cette victoire est une première étape, un point de départ pour nous, pour l’équipe de France, car il y a encore pas mal de mois qui nous séparent de Rio, et nous avons encore beaucoup de choses à faire. Je pense que les coureurs se sont rendus des choses qui ont été faites en l’espace de cinq mois, et surtout qu’elles ont commencé à payer ce soir.

 

Il y a de grandes indications à tirer de ce tournoi, par exemple, Kévin Sireau a réalisé son meilleur temps sur un deuxième tour de relais de toute sa carrière en 12 sec 43. Michaël D’Almeida est a son tout meilleur niveau, Greg est un peu en deça, mais il a essayé des choses ici. Il prend conscience de certaines choses aussi, et je suis confiant pour l’avenir.

 

Les gars vont être encore plus motivés par les Jeux après ce succès, encore plus qu’avant. On retrouve le titre sur un point de règlement, mais bon les règles sont les mêmes pour tout le monde. C’est aussi la preuve ce qui est arrivé aux néo-zélandais qu’à haut-niveau, on ne doit vraiment rien négliger.

 

Moi, franchement, là encore, j’ai du mal à réaliser. Mon émotion elle est surtout lié au travail réalisé durant ces quelques mois. »

 

Un titre qui est aussi celui de Franck Durivaux, entraîneur national des sprinters.

 

« C’est mon premier titre de champion du Monde chez les élites. J’ai vécu des moments pas faciles ces derniers mois, très difficile, mais j’ai toujours été épaulé par Laurent Gané, que je tiens à remercier. Là, j’ai envie de savourer, car en fait je ne réalise pas encore. Ce qui est bien c’est que l’on travaille vraiment en binôme avec Laurent. » Une association qui marche, la preuve…

 

 

 

Hervé Bombrun