Quentin Lafargue est celui qui incarne la jeunesse, la relève de l’Équipe de France.

 

La locomotive désormais derrière laquelle peuvent et doivent se raccrocher tous les jeunes sprinters français de sa génération.

 

Quatrième sur la borne, cet ancien champion du Monde juniors de vitesse par équipes, individuelle et de keirin, a passé un cap cette année lors de ce championnat du Monde piste 2015.

 

Champion de France de vitesse cet automne sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines, Quentin a confirmé ses progrès au plus haut-niveau en s’imposant en huitièmes de finale face à François Pervis, le champion du Monde 2014 !

 

Il sort ensuite Canelon en quarts et tombe contre Grégory Baugé en demi. Appelé à disputer la finale 3 et 4 face à Hoogland, il se débarrasse alors en trois manches de ce dernier, soutenu à la perfection par le « psy » de l’équipe de France, qui lui donnait de petits coups de tête amicaux pour le motiver, lui faire entrer dans la « caboche » qu’il pouvait le faire. Qu’il en avait les moyens, sans parler du public qui l’a mis sur un petit nuage.

 

Ce que Quentin a démontré sur le terrain s’ouvrant enfin la piste d’un podium, sur l’épreuve reine de la piste en prime, c’est le début de son potentiel, de ses qualités qu’il expose au grand jour. « Je ne pouvais pas terminer sur une défaite, là ce qui m’arrive c’est un peu dingue car la vitesse c’est la discipline reine du sprint. La plus grande, et je suis médaillé de bronze de ce mondial de Saint Quentin-en-Yvelines que l’on a couru à la maison.

 

Ma déception sur le kilomètre n’est pas effacée car c’est cela qui va me permettre de continuer à travailler. Mais pour une fois je ne serai pas le sprinter qui va rentrer à la maison sans avoir de médaille des championnats du Monde… »

 

 

Hervé Bombrun