DALMEIDA-MICHAEL © FFC - Patrick Pichon

DALMEIDA-MICHAEL
© FFC – Patrick Pichon

Michaël D’Almeida a le sourire.

 

Une certaine forme de sérénité l’anime même à l’approche des championnats du Monde piste UCI 2015 sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines. « Je vais super bien, dit-il à France Cyclisme. J’ai hâte d’être au départ de ce championnat du Monde, chez nous en France.

 

Hâte d’aller au « combat ». » Les mots sont forts comme toujours en pareille circonstance de la part de nos sprinters, mais c’est la réalité. Les sprinters sont comme les boxeurs, ils livrent un « duel », et leur ring est la piste.

 

« Je suis bien depuis l’arrivée de Laurent Gané, mes records personnels tombent à l’entraînement. Je progresse et cela se ressent dans tous mes chronos. Laurent a fait et fait du bien au groupe, on voit en lui l’ancien champion, l’ancien athlète de haut-niveau. Il le reste d’ailleurs pour moi dans son attitude. Certes, il n’est pas à notre place sur le vélo, il ne pédale pour nous, mais il a su insuffler une dynamique au groupe. C’est un bonheur de travailler avec lui, de l’avoir avec nous. Il a une attitude, un investissement à notre égard qui fait plaisir. »

 

Et ce plaisir rejaillit sur une envie de bien faire collective de la part du groupe sprint, naturellement. « Toutes les courses pour lesquelles je suis sélectionné pour ce championnat du Monde à Saint Quentin-en-Yvelines sont importantes à mes yeux, déclare encore Michaël, mais surtout les épreuves Olympiques qui restent ma priorité. Je fais en sorte chaque année d’être à mon pic de forme pour le Championnat du Monde, qui est la « course » de la saison pour nous pistards. Nous avons avec Greg et Kévin de très fortes ambitions en vitesse par équipes. On revient pour moi tous les trois de loin, mais nous sommes encore là, encore une fois sélectionné pour cette compétition.

 

On tourne en plus autour du titre depuis un bout de temps, et de manière unanime nous avons envie d’aller le chercher, d’autant que nous allons ouvrir la compétition. Ce serait bien pour débuter. On se donne en tout les cas les moyens pour briller et ce depuis de longs mois. J’ai également des ambitions pour les épreuves individuelles, même si la vitesse par équipes est très importante. Il y a quelques temps nous avions un genou à terre, là nous sommes bien sur nos deux jambes, et mon but est de « performer » sur chaque compétition pour lesquelles je vais être amené, du 18 au 22 février, à représenter notre pays. »

 

Que le combat commence…

 

 

Hervé Bombrun