Le pari était fort comme une compétition de l’envergure des championnats du Monde de cyclisme sur piste 2015, mais le président de la FFC, David Lappartient, et l’ensemble des élus de la fédération, l’ont relevé avec lui.

 

Organiser un championnat du Monde piste en l’espace de six mois n’est pas une mince affaire, mais depuis aujourd’hui ce projet a vu le jour concrètement, et ceci grâce  la mobilisation de toutes les forces en présence au sein de la Fédération Française de Cyclisme, et de l’arrivée de Arnaud Courtier, directeur général délégué, chargé de l’organisation de cette manifestation.

 

« Nous avons démontré notre capacité à mettre sur pied un événement d’une telle ampleur en seulement quelques mois, se réjouissait, David Lappartient, président de la Fédération Française de Cyclisme.

 

Cela démontre la capacité de la France en la matière, cette faculté que nous avons à organiser de grands et gros évènements.

 

Le Vélodrome National est plus un équipement qui existe déjà dans la perspective des JO 2024, si la France, et notre pays, ont l’ambition de se porter candidat. »

 

Le premier dirigeant de la FFC a aussi insisté sur la culture de l’olympisme au sein de sa fédération. « Dont la piste, en est l’un des symboles, a-t-il ajouté, mais ces championnats du Monde, ici en France, sont également importants pour nos athlètes, car les pistards ont très peu l’occasion d’être mis en lumière, et celle-ci en est une formidable. Nous sommes une fédération qui a obtenu cinq médailles olympiques l’an passé, dont une sur la route avec Pauline Ferrand-Prévot, mais aussi sur piste, en VTT avec Julien Absalon. Nous sommes l’une des disciplines sportives, une fédération qui a le plus de visibilité en France sur le plan des performances, avec la natation, des partenaires arrivent pour nous soutenir, et nous espérons que d’autres vont continuer à nous rejoindre. » Car la Fédération, et son premier édile, ont déjà les yeux tourné vers Rio.

 

« Aux Jeux de Londres, nos équipes étaient fortes, rappelez-vous, notre formation de vitesse par équipes, a battu par deux fois le record Olympique. On était prêt, en forme, mais on a été battu par des Britanniques qui étaient encore plus forts que nous. Alors moi, et c’est mon rôle de président de la FFC, je me suis battu pour donner plus de moyens à mes athlètes. C’est mon rôle, et je m’y suis employé, car ils le méritent. Mais attention que l’on ne se trompe pas ici, ce mondial piste UCI 2015 sur le Vélodrome National de Saint Quentin-en-Yvelines, n’est pas une étape vers Rio. Nos équipes sont animées d’ambitions, elles veulent gagner être championnes du Monde. Les pistards sont revenus avec quatre médailles l’an passé de Cali, dont trois pour François Pervis et une pour Thomas Boudat. Si on faisait pareil ici ce serait bien, même si tout le monde sait qu’aller chercher de telles performances est quelque chose de difficile. Mais ce dont je me félicite aussi c’est de l’engouement du public pour ce championnat du Monde, le fait que les spectateurs aient répondu en nombre. Cet équipement est fantastique, désormais nous l’avons. Il est à nous.

 

C’est à partir d’ici que l’on va reconquérir le monde. » Avec l’espoir de continuer à le dominer à la « maison » dans neuf ans, mais cette fois-ci dans le cadre des Jeux Olympiques ? Espérons-le.

 

 

Hervé Bombrun