« Notre objectif était de casser la barre des 43 secondes cette année », c’est fait, résume après la belle médaille d’argent obtenue par les sprinters français en vitesse par équipes, Clara Sanchez, entraîneur national du sprint au sein de la DTN de la FFC. « C’est le fruit du travail fournit par l’équipe depuis deux ans, Greg depuis Saint Quentin-en-Yvelines n’avait pas reproduit des chronos comme il a réalisé sur le premier tour (17 sec 3, deux fois). Lui savait qu’il en était capable, moi aussi. » La force du contrat de confiance coach-athlète fait aussi beaucoup. « Greg va continuer à travailler le poste de démarreur avec toujours dans un coin de sa tête la vitesse individuelle, mais il sait que sur le poste de démarreur nous attendons beaucoup de lui ». L’équipe de France c’est en tout cas bien lancé dans la course aux Jeux qui entre de plus en plus en perspective. « On est très heureux, soulignait aussi Herman Terryn, entraîneur national du sprint au sein de la DTN de la FFC. On savait que le tournoi serait très relevé, et cela s’est avéré exact. Il y a des surprises en qualification avec des nations qui se sont ratées, nous nous n’avons fait que nous améliorer au fil des tours. On passe pour la deuxième fois dans l’histoire de la vitesse par équipes, en France, sous la barre des 43 secondes. Ici, c’était un point de passage important, nous avons tous en tête les JO. C’est bon signe pour l’avenir ». « Le contrat chronométrique est rempli, après les Hollandais sont clairement au-dessus de nous », indiquait Clara Sanchez. « La course aux médailles va être difficile, les Hollandais nous poussent à nous améliorer, à aller de plus en plus vite. Les Hollandais réalisent chacun à leur poste des temps énormes, ils égalent tous quasiment les temps du record du monde qui a été établi en altitude, c’est impressionnant, tout simplement. Et cela nous pousse nous à continuer à travailler afin de continuer de nous rapprocher d’eux ».

 

 

Hervé Bombrun