L’équipe de France de poursuite par équipes hommes se battra jusqu’au bout afin de décrocher sa qualification pour les Jeux de Tokyo en 2020.
Photo: FFC-Patrick Pichon

L’équipe de France de poursuite par équipes élite hommes a connu une course de qualification difficile lors des manches de qualifications. « Bryan Coquard  a effectué une petite faute technique lors d’un passage de relais, mais le souci, c’est qu’à plus de soixante-cinq kilomètre/heure cela ne pardonne pas, expliquait dans le box tricolore, Benjamin Thomas, qui ne baisse pas les bras en vue de la qualification Olympique, même si lui comme le staff de l’équipe de France ont tout a fait conscience que la tâche sera difficile. Mais personne ne veut renoncer, coureurs comme staff, tout le collectif reste solidaire et soudé, hommes comme femmes du reste. « Ce résultat nous met en quelque sort des bâtons dans les roues, ajoutait Benjamin, mais on sait d’expérience avec Rio que rien n’est jamais perdu en matière de quotas pour les Jeux, ceux de 2016 sont là pour nous le rappeler. Il va falloir maintenant faire un gros hiver en 2020, aller chercher de gros points en Coupe du Monde, bien cibler celles-ci dans le but de jouer soit la victoire, soit un podium quand on ira disputer telle ou telle manche. Le mondial 2020 de Berlin sera aussi crucial, il va falloir performer en Allemagne. La sélection pour les Jeux sera à ce prix, on sait que ce sera difficile, mais on ne va pas lâcher, croyez-nous. Il y a beaucoup de coureurs de talents en France, mais ici, certains manquaient à l’appel. Il y en a parfois absent du fait des nécessités routières des groupes sportifs qui les rémunèrent. Un coureur comme Corentin Ermenault, dans la forme qui était la sienne lors des derniers Championnats d’Europe, nous fait, par exemple défaut. Nous possédons les talents en France pour la poursuite par équipes, nous savons nous entraîner, après entre aussi en ligne de compte le programme qui est établi par les équipes pour leurs coureurs que ce soit pour les compétitions ou les stages. Steven Henry fait de bonnes choses mais avec ses moyens, la FFC aussi qui met en place tout ce qu’elle peut pour nous, coureurs, mais, malheureusement, elle ne dispose pas des moyens que possèdent par exemple les Britanniques, les Australiens ou les Néo-Zélandais qui toutes trois ont le potentiel financier pour payer leurs coureurs. Les Australiens par exemple ont roulé tout l’hiver au soleil, ils sont ensemble depuis six mois. Ils se connaissent sur le bout des doigts, nous est encore une équipe jeune, il ne faut pas non plus l’oublier, et ici, c’était par exemple la première fois que l’on roulait en compétition tous les quatre les uns avec les autres. C’est aussi quelque chose qui compte. La différence entre eux et nous est là surtout ».

 

 

Hervé Bombrun